
Après une brève accalmie, en vérité justifiée par la situation météorologique, les tentatives d'émigration clandestine ont repris à partir de la côte oranaise Ouest.Avant-hier, 18 candidats en partance vers l'Espagne ont été interceptés au large de la plage des Andalouses par les unités de la façade maritime Ouest. Pour ceux qui en doutent, le phénomène a encore de beaux jours devant lui, les prétendants à la «harga» ne manqueront pas, et ce, tant que les réseaux de passeurs, leurs fournisseurs en moyens logistiques et les commanditaires qui ont pignon sur rue ne sont pas débusqués et neutralisés. Le choix, par les réseaux de passeurs, des plages de Aïn El Turck et, plus précisément, celle de Cap Falcon, pour mettre à exécution leurs plans d'action, laisse penser à l'existence d'une organisation locale bien en place avec ses relais, ses recruteurs, ses fournisseurs en embarcation, gasoil, boussoles et tout le nécessaire pour une traversée vers les côtes espagnoles. Du matériel lourd et coûteux qu'il n'est pas aisé de trouver aisément sur le marché local s'il n'est pas fourni par des gens du métier en rapport avec la fabrication des embarcations, ou encore des complices au niveau des Douanes qui se les procurent parmi les lots saisis. Pour en revenir aux 18 candidats interceptés ce jeudi à bord d'une embarcation pneumatique, à 5 miles au nord de la plage des Andalouses, tous de nationalité algérienne, un mineur figure parmi le groupe. Ce n'est pas le seul cas recensé, puisque dans les précédentes tentatives déjouées, des mineurs de deux sexes, et même des familles entières, accompagnées de leurs enfants en bas âge, ont été dénombrés parmi les candidats à l'émigration clandestine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Bennacef
Source : www.elwatan.com