Alors que leurs homologues des autres communes se sont mis à oeuvrer après avoir laminé les différends qui les opposaient à propos de la constitution de l'exécutif et les portefeuilles à donner à chaque formation politique, selon le consensus établi au préalable avec le parti majoritaire relativement, les élus locaux de l'APC de Aïn El-Arbâa, qui comprend 9 membres (4 FNA, 3 PT et 2 FLN) ne sont pas encore sortis de l'auberge et continuent à patauger sans pouvoir trouver un terrain d'entente malgré les médiations faites par différentes parties. Mercredi dernier, ils sont sortis de la réunion, à laquelle ont pris part les autorités sans résultat et les points de vue du parti majoritaire (4 élus) aux coalisés (2 FLN et 3 PT) semblent s'écarter de la médiane. La bataille tourne autour des postes des 1er et 2e vice-présidents. Selon des informations le FNA veut en prendre le 1er et céder le second à l'une des deux autres formations mais les coalisés exigent les 2 portefeuilles. Ce problème de blocage est connu par plus de 550 APC, à travers le territoire national; une situation qui prend, pour la première fois, une telle proportion dans les annales. Même les partis dits de l'alliance présidentielle sont contaminés par cette problématique qui empeste les APC. Les électeurs de Aïn El-Arbâa, rencontrés ce week-end, se disent outrés et consternés par cette situation de blocage. Et l'élan grandissant des élus organisateurs du volontariat à l'issue de l'opération s'est évaporé au fil des jours. Tous les électeurs espéraient un changement radical et souhaitaient une prise en charge réelle de leurs problèmes et leurs préoccupations, tant hissés comme slogans étendards, lors de la campagne électorale. Que compte faire la daïra après cet énième round d'échecs? Que prévoit, dans ce contexte précis, le code communal en vigueur? Que va faire le wali pour trouver une issue à ce blocage? Allons-nous vers la désignation de la délégation en cas de persistance du conflit? Les citoyens sont déçus et leur déception ne doit pas durer dans le temps. Il y va de la crédibilité des institutions de l'Etat. Les états-majors des partis concernés à l'échelle de la wilaya ont leur mot à dire et peuvent se concerter tout d'abord à leur niveau et trouver le compromis qui arrange toutes les parties. Les électeurs de Aïn El-Arbâa ne méritent pas ce sort, la situation doit être débloquée dans les meilleurs délais. Le bon sens doit prévaloir.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com