Oran - A la une

AIN BEIDA



AIN BEIDA
Décidément, les différentes mesures et dispositions annoncées en grande pompe par les pouvoirs publics n'ont eu aucun effet de dissuasion sur ceux qui détiennent les rênes des marchés de fruits et légumes. Sinon comment expliquer la situation alarmante des prix affichés de ces denrées 'Un tour au marché hebdomadaire des fruits et légumes nous a donné le tournis. Les lieux grouillent de personnes habituées à faire des emplettes le vendredi, jour de repos, elles font des allées et venues à la recherche de produits à moindre prix mais rien de tout cela, des sachets à moitié vides, ne contenant presque rien.Si quelques légumes de saison comme les oignons, artichauts et les petits pois font l'exception avec des prix respectifs de 50 dinars et 100 dinars le kilo, ce n'est pas le cas pour les autres : la pomme de terre, ce tubercule censé être le produit de base pour les ménages de par ses différentes fonctions, est cédée à 95 dinars pour la sablonneuse du Sud et 85 dinars celle émanant des chambres froides, cette dernière, présentant souvent des signes de moisissure avec son aspect noirâtre et dont les stigmates de stockage apparaissent largement, est boudée par les gens.Outre la pomme de terre, les piments et les poivrons sont cédés à 120 dinars le kilo et pas toujours de bonne qualité, la tomate, elle, a battu tous les records alors qu'elle se vendait en pareille période à moins de 60 dinars, oscillant entre 140 et 160 dinars, les haricots verts coûtent 250 dinars, le concombre et le fenouil ont suivi les mêmes proportions pour atteindre les 100 dinars le kilo.Quant à la mercuriale des fruits, personne ne saura vous donner les prix du fait tout simplement que personne ne la regarde. Imaginons des pommes plus de 1 000 dinars le kilo, ou encore la banane importée frauduleusement d'un pays voisin à 700 dinars le kilo... Devant ces prix hors de portée, les ménages (quand ils le peuvent) se rabattent sur les oranges locales qui sont cédées entre 120 et 240 dinars.Par ailleurs, il faut le dire, seul le prix de la semoule (heureusement) a connu une stabilité à des prix étudiés de 1 000 dinars le sac de 25 kilos et avec l'affichage des tarifs, le lait en sachet aussi a connu une stabilité à 25 dinars le sachet, les viandes blanches, après une nette baisse de prix atteignant les 200 dinars le kilo, commencent à remonter progressivement et se vendent en ce moment à 280 dinars. Des citoyens nous ont fait part de leur inquiétude notamment à l'approche du mois sacré de Ramadhan : «Qu'en sera-t-il pour les démunis et les petites bourses 'Certains ont tout simplement déploré l'absence des contrôleurs censés réguler le marché.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)