? L'agriculture biologique, un secteur à valoriser davantage afin de promouvoir les produits du terroir. C'est dans ce cadre que la Fédération de protection du consommateur a organisé la semaine dernière deux journées de formation au profit de 40 agriculteurs, éleveurs et investisseurs dans le secteur de l'agriculture, venus des wilayas d'Oran, Mostaganem et Tlemcen, afin de les initier aux bonnes pratiques de l'agriculture biologique. Ces journées ont été animées par un expert français, Maurice Meyer, un agriculteur de l'Alsace, spécialisé depuis 25 ans dans ce domaine. Ces journées ont été théoriques où les participants ont eu un aperçu sur les techniques agricoles mises en place dans le monde pour développer ce créneau et aussi les traitements de sol autorisés et ceux interdits.Selon le président de la Fédération de protection des consommateurs, M. Zaki Hariz, « il s'agit d'un cahier des charges qu'il faut respecter pour avoir le label de produit agricole bio ». L'expert français a axé la formation sur la reconversion de l'agriculture conventionnelle en agriculture bio et les moyens matériels à mettre en œuvre pour atteindre ce but. Le président de la fédération a expliqué sur ce point que « le problème qui se pose pour nos agriculteurs pour investir dans l'agriculture bio réside dans la mécanisation. Ce procédé demande un matériel spécial pour le défrichement du sol et la production du composte pour assurer un traitement naturel des sols à cultiver avec un engrais naturel et éviter l'utilisation des produits chimiques tels que les pesticides. Idem pour la production animale.
L'expert a fait connaître aux participants les moyens de traitement des animaux avec les huiles essentielles au lieu des médicaments et notamment les antibiotiques et les hormones qui ont un impact négatif sur la qualité de la production animale ». Mais avant de se lancer dans de tels projets, M. Hariz a insisté sur la nécessité de revoir la règlementation sur ce point et combler le vide juridique existant qui n'est pas favorable au développement de l'agriculture bio.
A commencer par la définition du produit bio, sa norme et certification et aussi permettre aux agriculteurs d'acquérir le matériel nécessaire. Pour ce faire, la fédération compte sensibiliser le ministère de l'Agriculture sur ce créneau.
En attendant, la fédération a prévu de mener prochainement une expérience pilote au niveau de trois exploitations agricoles, considérée comme une expérience pratique pour les agriculteurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mokhtaria Bensaâd
Source : www.lequotidien-oran.com