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agressions de policiers contre les journalistes Nacer Mehal : 'Plus jamais ça !'



'Je m'opposerai fermement contre toute forme d'intimidation à l'encontre des journalistes dans l'exercice de leur fonction. J'ai témoigné de ma sympathie auprès des directeurs respectifs employant les deux journalistes qui ont été récemment brutalisés à Alger comme je me félicite des sanctions prises par le général-major Abdelghani Hamel. J'espère que pareil incident ne se reproduira plus à l'avenir', a déclaré, hier à Oran, le ministre de la Communication. Invité dans le cadre du Forum des citoyens, organisé hebdomadairement par le journal Ouest Tribune, Nacer Mehal a déploré ces 'agissements qui portent atteinte aux journalistes et aux instances de l'Etat'.
Cette déclaration faite par le ministre de tutelle en présence de nombreux journalistes, directeurs de journaux et enseignants universitaires aura permis d'aborder le thème central sur l'état des lieux corrélé aux enjeux de la communication et des médias. L'Entreprise nationale de télévision (ENTV) sera particulièrement ciblée par Nacer Mehal. Selon lui, un 'plan Marshall de sauvetage' est plus que nécessaire pour revigorer une télévision qui ne tourne pas à plein régime. 'Nous avons beaucoup d'insuffisances à la télévision (et) je ferai en sorte à ce que cette situation change, du moins, si je suis encore au gouvernement après le 10 mai 2012', a-t-il promis. En s'arrêtant sur d'autres réflexions, le ministre de la Communication fera part de sa volonté d'ouvrir les chaînes terrestres numériques dans la perspective des 'réformes politiques menées par le président de la République'. Pour lui, le manque de personnels qualifiés demeure la principale raison du statisme dont est frappée l'ENTV. 'Nous manquons terriblement d'ingénieurs, de techniciens et de designers à l'ENTV', s'est-il exclamé. Une assertion que beaucoup de journalistes ne semblent pas partager, imputant ce 'dysfonctionnement' au discours politique officiel ambiant. S'agissant des thèmes liés à la profession, le ministre de tutelle insistera sur la nécessité d'épurer un secteur qui connaît des bouleversements multiples. Il mettra en exergue le rôle de l'Etat dans la prise en charge de la formation des journalistes. 'Grâce au système du Daip, l'Etat est financièrement présent dans l'emploi des jeunes journalistes', a-t-il affirmé. Une mesure qui profite, selon l'intervenant, à certains journaux qui 'exploitent indéfiniment les journalistes qui sont mis à la porte après 2 ans de stage'. Il reviendra longuement sur les salaires des journalistes qui 'seront à l'abri du besoin'. Il rappellera, dans ce sens, l'application de la nouvelle grille de salaire des journalistes stagiaires du secteur public fixé à
56 000 dinars par mois et 160 000 dinars en fin de carrière. Selon Nacer Mehal, il appartient aux syndicats des journalistes de défendre les droits légitimes de leurs collègues. Il pointera également un doigt accusateur à l'encontre de certains propriétaires de titre qui profitent largement de la manne publicitaire. 'Il m'a été donné de constater que les patrons de plusieurs journaux ne prennent même pas la peine de distribuer leurs quotidiens imprimés', déplore-t-il. Mais c'est le devenir des journalistes qui semble inquiéter outre mesure le ministre de tutelle. 'Certains journaux lâchent leurs journalistes dans la nature sans déclaration préalable et sans frais de mission', précisant que 'deux journalistes algériens partis couvrir les événements en Libye ont été arrêtés au poste de Debdeb puis remis aux autorités de Tripoli alors qu'aucune autorité n'était au courant'.
K. R-I
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