Comme annoncé dans notre édition d'hier, Karim Siaghi, converti au christianisme et condamné en 2011 à 5 ans de prison ferme et 200 000 DA d'amende pour 'insulte au Prophète et prosélytisme", a été entendu par la conseillère près la Chambre pénale de la cour d'Oran, dans le cadre d'un 'complément d'enquête" qui avait été demandé par le magistrat lors du premier appel déposé en novembre 2011.
Accompagné de son avocat, de son épouse et de sa petite fille, le jeune homme a été entendu pendant plusieurs heures au niveau de la Chambre pénale et surtout a été confronté à son principal accusateur.
Ce dernier était accompagné de deux témoins dont l'un n'est autre que son jeune frère mineur ainsi que de son ami.
C'est la première fois que Karim Siaghi se retrouve d'ailleurs face à ses accusateurs puisque, lors des audiences précédentes, ces derniers ne s'étaient jamais présentés ; une situation que n'avaient pas manqué de relever les défenseurs de Karim. D'ailleurs, l'avocat de la défense s'est félicité, hier, de cette confrontation et de ce complément d'information, estimant que cela était plutôt positif pour son client, d'autant plus que celui-ci a catégoriquement nié, encore une fois, avoir proféré la moindre insulte à l'encontre du Prophète.
L'audition d'hier devait justement permettre à la Chambre pénale de clarifier et de confirmer ou non les accusations ayant valu une condamnation en première instance, faut-il le rappeler, de 5 ans de prison ferme et 200 000 DA d'amende à l'encontre du prévenu.
La suite du dossier sera connue prochainement avec l'enrôlement de l'affaire et une date à fixer pour la prochaine audience du procès en appel. Ainsi l'affaire n'est pas close et il faudra encore attendre pour savoir quel sort sera réservé à Karim Siaghi.
D. L
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com