Le verdict concernant l'affaire du réseau d'avortement illégal, démantelé
à Oran en juin dernier, a été mis en délibéré pour le 7 décembre prochain. Le
procès s'est tenu, lundi dernier, au tribunal d'Oran (cité Djamel).
Auparavant, des peines entre 2 et
3 ans d'emprisonnement ont été requises par le ministère public dans cette
affaire, dont le procès s'est ouvert lundi devant le tribunal de première
instance d'Oran. Les plaidoiries de la défense se sont poursuivies jusqu'à une
heure tardive de la nuit, note-t-on. Après une série de reports, le dossier
était enfin prêt à être jugé. Pas moins de 12 accusés comparaissaient pour
répondre des accusations d'avortement illégal et de complicité. Le représentant
du droit public a requis 3 ans de prison ferme contre 7 accusés, parmi lesquels
un médecin, un TS au service des UMC de l'hôpital, un surveillant médical près
le même établissement hospitalier, deux paramédicaux, une femme de ménage, la
propriétaire de l'appartement où s'exerçait cette activité illicite, sis Cité
Lescure, au centre-ville d'Oran. Le procureur a requis en revanche une sanction
de 2 ans de réclusion contre les cinq autres accusés, dont deux femmes ayant
recouru aux services de cette «clinique» clandestine pour se débarrasser de
leur portée, ainsi que des présumées racoleuses du réseau. Il est à rappeler
que ce scandale a éclaté en avril dernier, lorsque la police judiciaire a
démantelé une association de malfaiteurs, composée de neuf personnes, dont une
femme de ménage exerçant à l'hôpital pédiatrique de Canastel, et ce à la faveur
d'une «souricière» opérée dans le local où se pratiquait l'avortement illégal,
selon une source policière. Ce jour-là, un policier et une policière se sont
présentés en civil, sous l'anonymat, en se faisant passer pour un couple
voulant se débarrasser du foetus.
Le scénario était tel que les
avorteurs n'ont rien soupçonné et sont tombés dans le filet. Parmi les présumés
membres de cette bande, un employé du service des urgences médico-chirurgicales
du CHU d'Oran et une «racoleuse», qui sont placés sous mandat de dépôt, ainsi
que la femme de ménage. Impliqué dans l'affaire, un médecin exerçant à Bir
El-Djir était placé sous contrôle judiciaire. Selon la même source, la
perquisition du domicile de la femme de ménage, sis Cité Lescure, et qui
faisait office d'un cabinet médical clandestin, a permis de découvrir du
matériel et du produit médical utilisé dans l'avortement.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com