Oran - Revue de Presse

Affaire de la BCIA



Un troisième report pour non transfert de prisonnier Le procès des deux frères Kharoubi et Nébia a été reporté deux fois. Il a été reporté une troisième fois, hier, par le tribunal d’Es Seddikia et cela suite à la demande de l’une des parties de la défense des deux frères Kharoubi. Même sur ce point, les avocats de ces derniers n’étaient pas d’accord. L’un demanda la tenue du procès et le second qui n’est autre que le parent de ces prévenus, a préféré son report, expliquant que ce dernier ne peut se tenir sans la présence de tous les prévenus. Il faut savoir qu’étant détenu au niveau de la maison d’arrêt d’El Harrach, l’un des deux frères KH.B., n’a pas été transféré à la prison d’Oran puisqu’il doit comparaître le 20 avril avec sa famille au niveau du tribunal de Bir Mourad Rais pour répondre du grief de blanchiment d’argent. La demande de la défense a été acceptée par le magistrat de l’audience qui a fixé la date de la tenue du procès pour le 28 du mois prochain. La défense a insisté pour convoquer les témoins qui ont été impliqués dans l’affaire de la BCIA et dont certains se trouvent encore en détention. Par ailleurs, un des défenseurs des mis en cause Kharoubi demandera à la présidente de cette audience, la liberté provisoire au profit de KH.T qui en est à sa quatrième année de détention préventive. Le représentant du ministère public requiert le refus de cette demande, rappelant que la chambre d’accusation l’avait refusée et précisant que les membres de cette famille devront comparaître le 2 avril devant la cour d’appel pour répondre d’atteinte à la législation des changes et mouvement des capitaux. Un grief pour lequel le père kharoubi et ses deux fils ont été condamnés à la peine de six ans de prison. Rappelons que cette affaire a éclaté au cours de l’été 2003, lorsqu’une soixantaine de personnes ont été interpellées pour répondre de détournement de deniers publics, traites avalisées, faux et usage de faux. Dix parmi ces dernières ont bénéficié, lors de leur présentation, d’un non-lieu. Trois ans plus tard, l’affaire de la BCIA qui avait tenu en haleine la population d’Oran, est passée devant la cour avec 57 mis en cause dont 11 se trouvaient en fuite dont le père et le fils Kharoubi ainsi que le directeur de l’Union Bank. Cette affaire fut qualifiée en délit après la promulgation de la loi 06/01. Précisons que cinq des mis en cause présents à ce procès devaient répondre de dilapidation, les autres de complicité et dilapidation. Après délibérations, des peines allant de un à dix ans de prison ferme ont été prononcées, de même que des mandats d’arrêts ont été lancés à l’encontre des accusés en fuite qui ont été condamnés à la peine de dix ans de prison ferme par contumace. H.Y.
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