Accusé dans une affaire de négligence ayant entraîné l'évasion d'un détenu, le directeur adjoint de la Maison d'arrêt d'Oran et six autres personnes, dont des gardiens ont été condamnés à des peines allant d'un à deux ans de prison ferme. L'affaire remonte au 22 du mois de mars dernier, lorsqu'un détenu condamné à 10 ans de prison ferme pour une affaire de trafic d'armes a pu s'évader de la prison d'Oran. Peu d'informations ont été données concernant cette affaire. Toutefois selon nos sources, ce dernier a pu s'infiltrer parmi des prisonniers qui avaient accompli leurs peines. Le jour J, au moment de l'appel des détenus qui devaient sortir, le détenu s'était présenté à la place d'un autre ( qui avait purgé sa peine). Le pot aux roses n'a été découvert que le soir. Une enquête a été ouverte, mais le détenu n'a pas été retrouvé.
Les sept personnes mises en cause dans cette affaire ont été jugées, la semaine dernière à huis clos, par le tribunal correctionnel de la cité Djamel. Le procureur de la république avait requis des peines de 2 et 3 ans à leur encontre.
A l'issue des délibérations, le directeur adjoint et deux gardiens ont été condamnés à des peines d'une année de prison chacun, alors que les quatre autres accusés, dont le prisonnier qui avait accompli sa peine et pour lequel s'était fait passer l'évadé, ont été condamnés à 2 ans de prison ferme.
Pour rappel le détenu, qui s'était évadé, avait été arrêté l'été 2010 au port d'Oran alors qu'il tentait d'introduire 41 fusils. Ces armes étaient dissimulées dans sa voiture. Il avait été condamné par le tribunal criminel à 10 ans de réclusion.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : J B
Source : www.lequotidien-oran.com