Oran - Revue de Presse

Affaire BCIA - L’un des condamnés par contumace devant la cour d’Oran



Il écope de trois ans de prison ferme La cour criminelle d’Oran a condamné le dénommé Sahraoui Boualem, commerçant, accusé de complicité de dilapidation de deniers publics et impliqué dans l’affaire de la Banque du commerce et de l’industrie (BCIA), à la peine de trois ans de prison ferme. Lors de l’affaire de la BCIA, af-faire dite des traites avalisées dont le procès s’est tenu au niveau de la cour d’Oran du 29 janvier au 28 février de cette année, ce prévenu a été condamné à la peine de dix ans de prison ferme par contumace. Le 7 avril dernier, il se constituera prisonnier et fera opposition contre la peine prononcée à son encontre. Appelé hier devant la cour, Sahraoui s’alignera sur les mêmes déclarations faites par la majorité des mis en cause dans cette affaire jugés ultérieurement. « J’ai signé des documents, dira-t-il, mais je ne pouvais savoir qu’il s’agissait de traites avalisées. » «Pourtant, lui rétorquera le président de l’audience, ce sont bien deux traites d’une valeur globale de 124.200.000 dinars que vous avez signées au nom du dénommé Reffas, mandaté lui aussi par le mis en cause Selmane Abderrahmane ? « Le prévenu maintiendra sa déclaration, affirmant qu’il ignorait qu’il s’agissait de documents bancaires. Revenant à la charge, le magistrat de l’audience lui demandera quelle somme d’argent il a reçue après avoir signé ces documents ? « Rien, déclarera le prévenu ; je n’ai jamais reçu une quelconque somme d’argent. « Revenant à la charge, le magistrat lui demandera alors : «Comment expliquez-vous l’existence de ces deux traites signées entre le 3 et le 4 mai de l’année 2003, juste quelques mois avant que n’explose l’affaire dite de la BCIA ?» «M. le juge, répondra l’accusé, comme je l’ai déjà expliqué précédemment, j’ignorais tout de cette affaire. Je n’en avais aucune idée, même lorsque je fus jugé et condamné par contumace.» «Et le dénommé Fouatih, lui aussi mis en cause dans l’affaire de la BCIA, le connaissiez-vous ?» «J’en ai juste entendu parler», sera la réponse donnée au magistrat. Lors de sa plaidoirie, l’avocat de la partie civile, la Banque extérieure d’Algérie, dira que le mis en cause a bel et bien retiré deux traites dont le préjudice s’élève au montant déjà avancé. Par ailleurs, le représentant du ministère public, reviendra sur les faits, notant que l’accusé a agi exactement comme les précédents, avant de requérir contre lui la peine de cinq ans de prison ferme. La défense plaidera l’acquittement de son mandant qui, selon son avocat, «même s’il a signé un quelconque document, ne pouvait savoir comment celui-ci allait être utilisé.» A l’issue des délibérations, le prévenu a été condamné à une peine de trois ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars. Rappelons que le préjudice estimé dans cette affaire, par l’expertise, a été de plus de 13 milliards de dinars et que, parmi les condamnés au cours de ce procès, on compte dix peines par contumace dont celle de cet accusé.
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