Selon le département d'Etat américain dans son rapport 2018 sur le trafic de drogue et les crimes financiers dans le monde, soumis jeudi au Congrès américain, l'Algérie est «principalement un pays de transit» pour les drogues illicites plutôt qu'un centre de production ou de consommation.Dans ce contexte, le document précise notamment que le Maroc demeure le principal pourvoyeur de drogues vers l'Algérie où l'essentiel des quantités transitées sont acheminées par voie maritime vers l'Europe. Aussi, souligne-t-il que la résine de Cannabis provenant du Maroc «reste la drogue la plus consommée et la plus transitée» en Algérie, tout en relevant, dans ce contexte, que des quantités moins importantes de drogue transitant par le pays sont également acheminées clandestinement vers des destinations au Moyen-Orient. Abordant le rôle des forces de sécurité algérienne, le document reconnait que les vastes frontières de l'Algérie qui s'étendent sur plus de 4.000 milles (6.437 km), rendent la mission de surveillance de ces zones peu peuplées difficile. Bien que les forces de sécurité en Algérie se concentrent principalement sur la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des frontières, elles sont de plus en plus préoccupées par d'éventuels liens entre le groupe d'Al-Qaida au Maghreb Islamique et le trafic de drogue dans la région, ajoute le document. Sur le plan de la lutte contre la consommation de drogue, le document ajoute que des efforts ont été déployés par le gouvernement pour lutter contre la consommation de drogue à travers la création de centres de désintoxication, dont le nombre a atteint 42 à travers le territoire national. En matière de statistiques, le nombre de patients toxicomanes suivis par ces centres est passé de 9.897 en 2007 à 22.444 en 2017. EN matière de réglementation, l'Algérie a également actualisé sur les contrôles de drogue pour la mettre en conformité avec les accords internationaux, y compris les traités pertinents de l'ONU et travaille également avec le réseau MedNet de coopération sur les drogues en région méditerranéenne. Enfin, tout en rappelant la Saisie de 27,7 tonnes de cannabis durant les huit premiers mois de l'année 2018 et celle de 701 kilos de cocaïne opérée en mai dernier au port d'Oran, le rapport soutient que «l'Algérie tirerait davantage des formations continues pour renforcer les capacités de lutte contre la drogue de ses forces de sécurité».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chérif Abdedaïm
Source : www.lnr-dz.com