La mère de l’enfant décédé, condamnée à la peine de 5 ans de réclusion
La cour criminelle d’Oran a condamné à la peine de cinq années de réclusion, la dénommée D.A.F., accusée d’avoir laissé un enfant en bas âge en danger.
Les faits de cette affaire remontent au mois de mai de l’année passée au niveau de la localité d’Aïn el Turck où habitait la prévenue avec ses deux filles âgées respectivement de 9 ans et 9 mois. Le jour du drame, D.A.F. comme à son habitude, avait accompagné son concubin à une soirée, laissant derrière elle ses deux fillettes. Quelques heures après son départ, la fille de sa locatrice avait entendu les gémissements de la fillette Fatima, elle était montée sur une échelle et avait commencé à l’appeler. N’obtenant pas de réponse, elle avait sauté par-dessus le mur et s’était introduite dans la maison des voisins. Elle s’était retrouvée face à un spectacle digne des films d’horreur, la fillette gisait dans une mare de sang. La voyant encore bouger, elle avait essayé de la relever mais cette dernière encore sous le choc, avait gémi : « Non maman, ne me frappe pas ! « L’alerte avait été donnée et la grand-mère avait été la première à venir pour ensuite évacuer sa petite fille au service des urgences de cette localité. La mère ne viendra que bien plus tard. La petite Fatima était dans un état critique, elle avait été gardée en observation puis avait subi une intervention chirurgicales avant qu’elle ne tombe dans un profond coma puis mourir. Averti du drame, le père de l’enfant a déposé une plainte contre la mère insouciante. Arrêtée, cette dernière fut inculpée d’avoir laissé un enfant en bas âge face à un danger. Appelée, hier à la barre, la mère relatera les faits et ne niera pas avoir eu un comportement pas très exemplaire. Précisant qu’après ses deux mariages ratés, elle a opté pour la vie en concubinage avec un troisième homme, toutefois elle niera avoir délaissé ses enfants. Les témoins cités dont la locatrice, sa petite fille et une autre amie de la victime ne feront que charger la mise en cause, dressant d’elle un tableau de mère agressive battant sa fille pour de simples broutilles. Le père essaiera de fuir sa responsabilité en expliquant qu’il n’était pas marié légalement à la prévenue et cette dernière a usé de son droit de garde pour s’opposer à ses visites paternelles. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis la peine de douze années de réclusion, disant ne pas trouver de qualificatifs pour cette mère. La défense plaidera les circonstances atténuantes en expliquant que sa victime elle-même est victime de la société. A l’issue des délibérations, la mise en cause a été condamnée à la peine de cinq ans de réclusion.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com