«Le dialogue interculturel et le vivre ensemble» ont été au centre d'une conférence-débat organisée avant hier à l'hôtel Royal d'Oran par l'académie nationale de la femme algérienne (ANFA). Une occasion pour les différents intervenants entre professeurs, avocats, chercheurs, entre autres, de mettre en relief le rôle de l'échange et du dialogue entre les cultures et les peuples dans la construction de la cohésion sociale et de la paix entre les nations.C'est ce qui ressort de l'intervention du professeur Houri Youcef de l'université d'Alger qui a tenu à souligner le rôle du dialogue dans la sécurité des biens et des personnes. «Il ne peut pas y avoir de sécurité s'il n'y a pas de canaux de dialogue » a-t-il noté, précisant que l'on doit accepter l'idée et l'avis de l'autre sans pour autant faire des concessions. Il rappelle dans ce registre le rôle des médias et des moyens de communication dans l'ouverture et la mise en place du dialogue interculturel, inter-civilisationnel et enfin interreligieux. Il s'agit donc, selon le conférencier, de mettre en exergue le système de la communication et de l'information. Pour ce qui est du système éducatif, l'intervenant rappelle la nécessité d'inculquer aux enfants l'idée de savoir pardonner et accepter l'autre quelle que soit sa différence, sa religion ou son origine pour pouvoir vivre ensemble.
Par ailleurs, le professeur Badji a mis l'accent sur la relation entre l'aspect économique et le dialogue interculturel en indiquant que chacun a le droit à la vie.
L'avocate Slimani Fatiha, spécialisée dans le droit international, a affirmé pour sa part la nécessité d'ouvrir les portes du dialogue en rappelant que l'Algérie est l'initiatrice en la matière Elle met en avant les liens forts qui lient l'Algérie aux pays voisins et propose d'autres rencontres visant le volet civilisationnel et religieux et ce afin de créer des passerelles d'échanges et concrétiser l'objectif qui est de vivre ensemble.
D'autres communications animées par le président de la fondation Emir AEK, le professeur Ayache d'Alger entre autres ont été animées à l'occasion de cette rencontre organisée par ANFA et à laquelle ont pris part les élus de l'APW, des sénateurs, M. Ahardane Boutahar consul du Royaume du Maroc à Oran, le mouvement associatif et des membres de l'ANFA.
Créée le 6 décembre 2018, cette académie représentée dans les 48 wilayas du pays est basée sur la compréhension et le respect mutuels et l'égale dignité des cultures, a souligné la présidente de l'ANFA Mme Machta Nassima, précisant que le but est de relever le défi et de mettre en avant le rôle de la femme algérienne dans tous les domaines. Des conventions seront signées prochainement avec le Maroc, l'iran, le Qatar et la Hollande pour renforcer l»échange culturel entre les pays. L'ANFA a déjà signé des accords avec la Tunisie, la Belgique, l'Afrique du Sud et l'Egypte, a fait savoir la présidente de l'académie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Assia
Source : www.lequotidien-oran.com