La Cour d'appel d'Oran a jugé hier deux affaires dans lesquelles des hirakistes étaient poursuivis pour atteinte à l'intégrité nationale pour avoir arboré l'emblème amazigh lors des marches populaires du Hirak.Relaxé en première instance en mars dernier, Affif Abderrahmane, qui avait comparu dans la matinée, a bénéficié de la même sentence en appel, prononcée dans l'après-midi.
Le parquet avait requis l'annulation du verdict prononcé par le tribunal correctionnel de Cité Djamel et une peine privative de liberté alors que les avocats du collectif de défense du Hirak ont plaidé la relaxe.
En milieu d'après-midi, Ayad Lounis, Benachour Abdennour et Naït Hocine Sofiane (qui était absent), également poursuivis pour le même chef d'accusation et également relaxés en première instance, ont maintenu les déclarations faites en mars 2020 devant le tribunal correctionnel de Cité Djamel.
Là aussi,le procureur de la République a requis l'annulation du premier verdict et la peine d'une année de prison assortie d'une amende de 10 000 DA.
Dans leurs interventions, Mes Ahmed Mebrek et Abderrazak Fodil ont plaidé la relaxe en rappelant qu'aucune loi n'interdit le port de l'emblème berbère dans un pays où l'amazighité est constitutionnalisée et dont les établissements publics officiels arborent les inscriptions en berbère. Le verdict a été mis en délibéré pour la semaine prochaine.
S. OULD ALI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir OULD ALI
Source : www.liberte-algerie.com