L'échec essuyé devant le Paradou AC est resté en travers de la gorge des fans mais aussi de l'entraîneur, visiblement déçu par ce revers survenu dans les dernières minutes et, de surcroît, suite à un but entaché d'une grossière faute de main.
Le Quotidien d'Oran: L'USMBA a encore une fois marqué le pas...
Abdelkrim Benyellès: Certes, mais il faut quand même revenir à l'évidence, c'est un ensemble de facteurs qui ont fait qu'on perde contre le PAC. Bien que le PAC nous a battus, le match était à notre portée, n'était-ce le coup de pouce de l'arbitre Boukadjar qui a validé un but entaché d'une faute de main au vu et au su de tout le monde. Décidément, on a le sentiment que l'USMBA est visée.
Q.O.: Ne pensez-vous pas que cela va tout remettre en cause ?
A. B.: Le football est ainsi fait. Si vous n'affichez pas l'envie de réaliser quelque chose de positif, l'adversaire en profite, mais face au Paradou, c'était une autre histoire. Les joueurs avaient joué cette rencontre bien avant dans leur esprit. Cela fait suite à l'envie de bien réagir après le semi-échec devant le CSC. Ils ont fourni un match plein et correct, malheureusement l'arbitre en a décidé autrement.
Q.O.: La situation commence à devenir inquiétante...
A. B.: Je ne suis pas de cet avis et au niveau du classement, nous sommes dans les prévisions. On aurait pu faire mieux si on n'avait pas perdu deux points à domicile contre le CSC. Et puis, il y a cette fameuse sanction infligée par la LNF suite aux événements d'Arzew. En outre, nous avons un match en moins contre le RCK par rapport à nos adversaires. Sans ces aléas, on aurait tenu un autre discours. C'est vrai que les joueurs manquent encore de rythme. Donc, il faut qu'ils se mettent dans la tête qu'on ne peut pas progresser sans un travail soutenu à l'entraînement.
Q.O.: Pensez-vous que l'équipe pourrait combler ce retard ?
A. B.: Je dispose d'un groupe formé de joueurs issus de différents paliers et cela pose un problème d'assimilation. En plus des conditions insuffisantes, je travaille avec un effectif de niveau moyen. J'essaye de créer dans le groupe cet esprit d'émulation et de concurrence qui poussera tout un chacun à se surpasser, en veillant à appliquer la rigueur qui fait défaut.
Q.O.: Comment allez-vous solutionner ce problème ?
A. B.: On fait de la dynamique du groupe et de la solidarité notre cheval de bataille. Il y a des joueurs très réceptifs sur lesquels on peut compter pour améliorer nos résultats d'ici la fin de l'aller, en attendant le mercato pour renforcer l'effectif.
Q.O.: On dit que certains joueurs n'ont pas le niveau de la D2...
A. B.: Il y a certes une disparité de niveaux. Cependant, je pense qu'il ne faut pas être trop critique afin de ne pas affecter le moral de ces joueurs. Nous sommes loin d'être parfaits pour des raisons que tout un chacun connaît. Nous n'avons pas les moyens de jouer les premiers rôles, et je tiens à signaler que les objectifs assignés au départ n'étaient autres que le maintien et bâtir une équipe d'avenir. Cela prendra un certain temps mais c'est l'investissement le plus sûr. Le président et son comité adhèrent à cette stratégie. Pour récolter les fruits, la stabilité et la continuité sont deux paramètres fondamentaux car il s'agit là d'un travail de longue haleine.
Q.O.: Vous paraissez tout de même optimiste...
A. B.: Il n'y a pas lieu de dramatiser la situation, le groupe s'attachera à rattraper le retard. Je pense qu'il y a beaucoup de travail à faire. Mais restons positifs, il faut rassurer les joueurs et les mettre constamment en confiance pour améliorer les performances.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : M O Noureddine
Source : www.lequotidien-oran.com