Oran - Revue de Presse

Abdelkader Lamdar commissaire du festival du Raï à La voix de l’Oranie



«Le Raï est un patrimoine populaire qu’il faut respecter» Dans cet entretien le commissaire du 16eme festival de rai, AbdelKader Lamdar traduit les péripéties de quelques journées mouvementées à l’intérieur de l’univers de ce «cri de blues». Il s’adresse aux lecteurs de La voix de l’Oranie un peu pour faire le point. - La voix de l’Oranie: Alors, comment çà s’est passé pour ce festival? - Abedel Kader Lamdar: Plutôt bien même si j’avoue que je me rends compte que c’est difficile de gérer une telle manifestation d’autant que c’est la première édition. - On dit que le passage de Khaled a donné un impact plus dense à ce festival? - On peut dire ce qu’on veut. Une idole des jeunes déborde sur n’importe quel fête. Parce que sa notoriété internationale fait que le public se focalise sur elle et tout se centre sur sa présence. Mais lui avec sa modestie à tenté d’effacé cette impression. Il a de la classe et nous avons tous aimé çà. Les autres chanteurs ont bien pris son impact sur l’évènement. - Si l’on considère que Sidi Bel Abbés à réussi son pari, à quelle faiblesse faut-il remédier? - Je crois que notre staff s’est bien débrouillé sauf qu’on a manqué d’expérience. Dans la mesure ou c’était un baptême de feu d’abord pour moi et mon équipe. Mais grâce à la direction de la Culture faut-il le souligner nous avons pu tout de même pu satisfaire tout le monde. - On a constaté que des cheikhs de la chanson bedouine ont été invité, est-ce un signe que vous avez voulu donné? - Absolument. C’est pour signifier que les racines du Rai viennent de là; de la gasba, du kalouz et surtout du verbe des poètes. Bien sur montrer aussi aux chebs d’aujourd’hui qu’ils doivent se ressourcer de ce terroir pour rester à l’écoute des «anciens». Tout en cherchant de nouveaux sons. C’est un peu ce qui nous conduit à inviter le maximum de style à travers les générations. De cheikh Bendhiba à Houari Dauphin. Enfin faire comprendre que le Rai est un patrimoine populaire qu’il faut respecter et ne pas le voir «obscène». -Pensez- vous que la polémique est terminé à propos de la délocalisation du festival? - Sincèrement, ce n’est pas mon problème et si j’ai à répondre, je dirais que cette polémique est plus bonne à alimenter les discussions de café. Oran ou Sidi Bel Abbés, ce sont des villes algériennes. Si demain , le festival ira ailleurs, eh bien! on applaudira cet ailleurs. L’essentiel est qu’il y ait une scène et un public. - Pensez déjà à la prochaine et deuxième édition en ce qui concerne? - Bien sûr, on a compris qu’une bonne préparation se fait avec le temps. D’ores et déjà, on va entamer le travail. Soufflons un peu et on y va! - Es-ce qu’il y a des mécontents parmi les chanteurs? - A ma connaissance non. Au contraire, nous avons même des félicitations. Pour une première, c’est encourageant. - Croyez-vous que la collaboration de la direction de la Culture et du commissariat soit efficace? - C’est une complémentarité même si les prérogatives sont différentes. Pour cette première édition, cela a globalement marché. - On peut dire que Sidi Bel abbés a gagné son pari? - On le dit partout. Presse, artistes, public... Entretien par Ahmed Mehaoudi
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