
Le président du Front pour la justice et le développement (FJD) a animé, hier, une conférence au centre culturel ‘Benghazi Cheikh' de Sidi Bel-Abbès, en présence des cadres de sa formation politique. Manifestement, la conférence portait sur des axes relatifs à la relation entre la religion et la politique qui selon Djaballah « sont indissociables, contrairement à ce que soutiennent les courants laïcs ».Durant toute son intervention qui aura duré presque 2 heures, le conférencier a développé la position de son parti vis-à-vis de la question de la gouvernance en se référant, toujours, au concept du Saint Coran et des principes de la Chariâ. Tout le discours était orienté vers la participation du FJD aux prochaines échéances électorales. En dépit des dénonciations à propos de la fraude et le manque de transparence ayant entaché les élections précédentes, Djaballah considère qu'une décision de boycott serait suicidaire pour son parti politique avec les nouvelles dispositions du code des élections qu'il a critiqué, avec virulence. Pour sauver le parti d'une éventuelle dissolution par la force de la loi, Djaballah a expliqué le rapprochement avec les responsables du parti Ennahda pour un projet de fusion, comme un choix stratégique, afin de rassembler les forces en vue de conquérir des sièges dans toutes les assemblées élues. En guise de concrétisation dudit projet, le chef du FJD a annoncé qu'une rencontre est prévue pour la première moitié du mois de janvier prochain, pour l'installation d'une commission nationale mixte qui sera chargée de structurer la base militante des deux partis pour un premier temps. Ceci étant, il est question d'un état-major unique entre les deux formations politiques pour affronter les épreuves de sensibilisation et de recueil des signatures.Selon les propos de Djaballah, les deux partis iront aux élections avec des listes uniques sur lesquels figureront des candidats des deux partis. Pour cela, il faudra un consensus qui semble difficile à concrétiser, sachant que Djaballah a subi l'expérience à deux reprises avec El Islah, Ennahda, deux formations politiques dont il a été le fondateur avant de les quitter, suite à des divergences de leadership. Pour cette fois, il semble que le prêcheur de « l'islamisme politique » se trouve confronté à une dure réalité imposée par le nouveau code électoral. Avoir une représentation qui semble difficile à concrétiser ou disparaître à jamais de l'échiquier politique. Le défi semble relevé et l'avenir en déterminera les résultats.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Delli
Source : www.lequotidien-oran.com