Oran - A la une

A qui la faute'



A 5 journées de la fin de la saison et tous les enjeux qui restent, les scènes de violence en dehors et dans les enceintes sportives continuent d'enregistrer leurs lots de blessés et ne cessent d'interpeller tout un chacun.Ce qui vient de se passer, vendredi, aussi bien au stade Ahmed-Zabana d'Oran que dans celui de Chahid-Hamlaoui à Constantine devrait être une «ultime» alerte pour tenter d'éradiquer ce fléau nuisible à la société, qui est la violence. A Oran, la rencontre a été interrompue juste après le deuxième but du CRB, synonyme de défaite du MCO, club local. Des projectiles fusaient à partir des tribunes, et un envahissement de terrain de la part de quelques énergumènes qui voulaient se payer la tête du coach tunisien, Moez Bouakkaz, a été enregistré. Des scènes regrettables qui ont poussé l'arbitre à arrêter la partie en renvoyant les 22 acteurs aux vestiaires alors qu'on jouait la 77'. Le comportement des fans oranais est non seulement injustifié et irresponsable, mais très condamnable. Ce n'est pas ainsi qu'on pense aider son club pour atteindre ses objectifs, car en réalité, un tel comportement nuit à l'équipe, qui, d'ailleurs encourt une lourde sanction de plusieurs matchs à huis clos pouvant aller jusqu'à la saison prochaine.
Il y a lieu de «sensibiliser» les jeunes pour bien comprendre qu'en réalité ce genre de comportements nuit non seulement à sa propre équipe qu'on est censé aider pour atteindre les objectifs tracés, mais surtout, on risque soi-même de payer ce genre de comportements par des blessures plus ou moins graves, voire encourir la mort! Plus grave encore, ces scènes de violence avant, pendant et après le match de demi-finale de la coupe d'Algérie entre la JS Kabylie et le MC Alger au stade Hamlaoui de Constantine. Beaucoup de personnes fustigent la FAF en la citant comme principale responsable surtout pour les scènes de violence, car l'instance fédérale avait refusé de faire jouer ce match au stade de Tizi Ouzou. Non, ce n'est pas la faute de la FAF, il faut bien le dire, mais plutôt à ces «jeunes» inconscients quant aux résultats qui découlent de leurs gestes antisportifs, qui ne sont ni dans leur intérêt ni encore moins dans l'intérêt de leurs clubs respectifs. Le critère imposé par la l'instance fédérale quant à la désignation des stades à ce niveau de la compétition, réside dans le fait que la capacité dépasse les 20 000 places, chose à laquelle répond celui de Constantine, choisi par la JSK, en tant que premier tiré au sort. S'il y a un reproche à faire à la FAF, c'est de ne pas avoir pris l'initiative de déclencher des actions de sensibilisation pour le fair-play, mais aussi appliquer les résultats de l'atelier du dernier symposium concernant le volet de la violence dans les stades. D'ailleurs, c'est le rôle de tous les citoyens, faut-il bien le préciser, car, combattre la violence d'où qu'elle vienne est l'affaire de tous. Qu'est-ce qui a changé dans le résultat du match après ces scènes de violence pour ceux qui les ont déclenchés ou qui ont été à l'origine de leur déclenchement' Réponse: rien du tout. Aujourd'hui et après ces constats, l'heure est à la recherche des solutions pour mettre fin à ce fléau qui nuit à la société et particulièrement à nos jeunes qui ne semblent pas encore comprendre la dangerosité de leurs actes de violence. La sensibilisation reste, certes, une des solutions à ce phénomène d'autant plus que l'on s'achemine vers la fin des championnats et les finales des coupes d'Algérie, toutes catégories confondues, et donc avec tous les risques de nuisance de ces actes inadmissibles. Le recours aux psychologues et aux sociologues pourrait bien participer à sensibiliser les jeunes pour mieux comprendre tous les risques qu'ils encourent en commettant ces actes de violences pour de simples matchs et ce, quel qu'en soit l'enjeu..
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