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à quand une gestion intelligente du transport ' Oran



Photo : S. Zohier
De notre correspondant à Oran,
Samir Ould Ali

Signe de l'extrême anarchie qui continue de caractériser certaines administrations oranaises, le désordre qui caractérise le secteur du transport urbain en dépit de l'abondance des véhicules mis en circulation ces dernières années, une pléthore de bus et de taxis se disputant une clientèle forcément raréfiée à la fois par la densité des moyens de transport et la relative accessibilité aux véhicules neufs. Pour ne prendre qu'un exemple parmi d'autres de la densité des moyens de transport : une quarantaine de sociétés de taxis viennent d'obtenir l'accord préalable de la direction des transportsde la wilaya d'Oran pour injecter 460 véhicules dans un marché déjà occupé par plus de 900 voitures de transport appartenant à 28 sociétés, soit un total de 1 360 taxis auxquels devraient s'ajouter quelques dizaines de nouveaux véhicules puisque 14 dossiers sont en attente d'une autorisation qui devrait leur être accordée avant la fin de l'année. En 2013, près de 1 600 taxis partageront les artères oranaises avec quelque 4 000 bus en activité et des clandestins dont le nombre n'est pas déterminé avec exactitude mais qui, selon la fédération de wilaya des chauffeurs de taxis, avoisinerait les 600. Prétendre que les moyens de transport manquent à Oran serait pur mensonge même si de nombreux Oranais se plaignent souvent d'une certaine insuffisance. Une insuffisance qui, en réalité, trouve son explication dans l'incapacité des pouvoirs publics à mettre fin au désordre qui règne dans le secteur depuis plus de 20 ans et à gérer de manière raisonnée - à défaut d'être intelligente - l'important potentiel existant. Et, de fait, en l'absence d'un plan de transport (dont on affirme qu'il est en cours d'élaboration en tenant compte des nouveaux changements que la prochaine mise en circulation du tramway induira forcément), chaque transporteur agit à sa guise sans que personne trouve à redire . Des bus activent hors de leurs lignes, se font la course au péril de la vie des voyageurs, des taxis surfacturent leur service, des clandestins occupent les stations de taxis', bref, l'anarchie continue de régner en maîtresse sur un secteur abandonné des autorités locales. Paradoxalement, cette situation risque de se compliquer davantage avec la réception, prévue, pour le premier semestre 2013, de la première tranche du tramway qui, sur une distance de 18,7 kilomètres, reliera la commune d'Es-Sénia à la localité de Sidi Maârouf en passant par le centre-ville. Déjà, les pouvoirs publics avertissent que 350 bus, vétustes et présentant des dangers pour les passagers, seront mis hors service en attendant la prise d'autres mesures qui toucheront fatalement les intérêts d'un certain nombre de transporteurs privés dont beaucoup de jeunes promoteurs ayant bénéficié d'un financement auprès des organismes de soutien à la création d'emploi. Et beaucoup craignent des moments difficiles pour la ville lorsqu'il sera question d'appliquer le nouveau plan de transport, réaménager les lignes, réaffecter des taxis'
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