
Revoilà la question des crimes coloniaux, perpétrés par la France durant les 132 ans de colonisation de l' Algérie et des crimes commis aussi durant la guerre de Libération nationale, qui s'imposent dans le débat public entre les deux pays.La dernière montée au créneau sur ce sujet ultrasensible et pour cause, est venue de quelques associations françaises, dont certains membres ont effectué un récent voyage qui les aura menés à Oran, sur la trace de leurs douloureux souvenirs. Ces visiteurs particuliers à la recherche, non pas de nostalgie, mais de la «fraternité entre les deux peuples», ont interpellé le Président français qui doit effectuer dans quelques jours une visite officielle en Algérie qui suscite par ailleurs de nombreuses interrogations. Ainsi, dans cette lettre ouverte, les quelques signataires de l'Association des anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG), l'Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), ainsi que l'association des réfractaires non violents, demandent expressément à leur président d'aller vers un geste fort, politiquement «le moment est en effet venu pour la France de reconnaître, du plus haut niveau politique, donc par votre voix, les crimes et les horreurs commis pendant les 132 ans que dura la colonisation de l'Algérie». Mais pour autant, les signataires ne vont pas jusqu'à s'inscrire dans la demande de l'Algérie de repentance car il précise justement «une telle reconnaissance, qui ne serait ni repentance, ni «demande de pardon», est aujourd'hui la condition première pour une véritable reconnaissance de nos deux pays». Aujourd'hui, ces hommes et ces femmes qui ont évoqué leurs souvenirs de l'horreur, celle «d'une guerre que nous n'avons pas voulue, que l'on nous a obligés à faire et que l'on savait perdue d'avance», parlent dans un autre but. C'est parce qu'ils estiment que ce geste fort de François Hollande serait un autre message contre la montée du racisme, de la xénophobie, des idées d'extrême droite et du racisme anti-maghrébin en France. D'ailleurs, leur programme d'action est plus axé sur des rencontres de sensibilisations en France, dans les écoles, lors de célébrations nationales qu'au lieu d'actions en Algérie, sauf si ce n'est avec des voyages solidaires organisés par leurs accompagnateurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayé§al Moulay
Source : www.lesoirdalgerie.com