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A l'appel de la FNTE, les établissements scolaires paralysés Oran



Les personnels de l'Education nationale ont répondu massivement à l'appel de la FNTE, qui a décidé d'une grève de trois jours. Hier à Oran, un grand nombre d'établissements scolaires, tous paliers confondus ont observé un arrêt de travail,
«pour protester contre les tergiversations de la tutelle qui tarde à prendre sérieusement en charge la plate-forme de revendications qui lui a été soumise le 12 septembre 2011», affirme une source de cette organisation syndicale, qui relève de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Même si au niveau de la direction de l'éducation on reconnaît que la grève a été largement suivie, on préfère ne pas avancer de taux de suivi,
«en raison des arrêts de travail partiels de certains corps au niveau de quelques établissements», notent des sources responsables.
Pour leur part, les représentants syndicaux affirment que ce mouvement de protestation, «est légitime et constitue un ultime recours au mépris affiché par la tutelle, aux attentes des personnels de l'éducation nationale». M. Khelladi, le secrétaire général de la section syndicale du CEM Rahal-Abbas, est catégorique. Le recours à la grève est la réponse idoine aux tergiversations de la tutelle.
«La plateforme de revendications traduit dans une large mesure les attentes des personnels de l'Education nationale qui ne peuvent plus faire face aux difficultés aussi bien socioprofessionnelles que pédagogiques qu'ils rencontrent au quotidien. L'enseignant doit redevenir le modèle pour les générations futures tout comme au bon vieux temps, mais pour ce faire, il faudra lui créer les conditions pour s'épanouir», dira-t-il.
Le même son de cloche est perçu chez les surveillants et les autres personnels de cet établissement du cycle moyen qui accueille près de 600 élèves.
D'autres établissements qui ont répondu massivement à l'appel de la FNTE ont libéré les élèves dès les premières heures de la journée.
«Nous avons libéré les élèves car nous sommes conscients que le mouvement de grève ne va pas s'arrêter. Les personnels de l'Education sont persuadés que la tutelle ne va pas faire l'effort de les écouter au premier appel. «Nous attendons des réponses claires à nos revendications et nous restons mobilisés pour d'éventuelles réponses mieux adaptées au mépris de la tutelle», affirment les enseignants d'un lycée du centre-ville d'Oran.
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