En présidant la conférence nationale des imams et cadres organisé par son ministère des Affaires religieuses et des wakfs, le ministre Youcef Belmehdi savait à quoi s'en tenir en termes de maîtrise des nouvelles aspirations. C'est ce qu'il a rappelé dans le discours qu'il a tenu au côté du wali de Annaba Tewfik Mezhoud à l'ouverture de cette manifestation qu'il a tenu hier dimanche.C'était à l'hôtel Sabri en présence de quarante-huit directeurs de wilaya venus de toutes les régions d'Algérie. Ils étaient présents aux côtés des imams les plus en vue du pays et auteurs d'exégèses. Le ministre s'est beaucoup attardé sur la nécessité de criminaliser l'agression des imams. Comme il a parlé de leur formation, encadrement, orientation, création de commission de coordination et de suivi destinée à l'établissement d'une plate-forme consensuelle. Youcef Belmehdi a exprimé sa satisfaction de voir la science coranique en Algérie se hisser au niveau des meilleurs de par le monde. Il a fait référence aux écoles coraniques syriennes. Selon lui, l'école coranique algérienne est très en verve. Elle a enregistré cette année l'inscription de pas moins de 900.000 jeunes écoliers. Ils sont efficacement suivis et encadrés par des imams et enseignants formés à cet effet.
Le ministre a, également, souligné tout l'intérêt qu'il y a à assurer la formation des imams sur l'outil informatique et les réseaux sociaux. «Le temps n'est plus aux reculades et aux hésitations. Il est nécessaire d'avancer dans tout ce qui a trait à la science», dira-t-il aux quelques centaines d'imams et autres cadres venus des quarante-huit wilayas du pays. «Nous avons une armée qui veille et qui ne permettra pas que l'on vienne tenter de quelconques opérations de déstabilisations. Les Algériens sont prêts à répondre à toutes les provocations», a-t-il précisé en réponse à une question portant sur la tentative d'un pays étranger de créer des perturbations dans différentes régions du pays pour semer la discorde et la division entre les régions. Enseignement, formation, coordination, suivi, meilleur encadrement et orientation concernant les imams ont été d'autres sujets abordés par le ministre. Ils sont appelés à être débattus Tout comme l'organisation sur des bases religieuses de la journée nationale culturelle à Boumerdès.
Le ministre s'est aussi attardé sur la question de la création d'une commission de suivi et de coordination de toutes les activités relatives à l'animation sur une base coranique des enfants. Il a été aussi question de formation et d'encadrement des imams aux sciences religieuses ici ou à l'étranger. Telle est, en tout cas, la compréhension des termes qu'il a utilisés dans son discours suivi avec une grande attention par les participants. Comme il a été aussi question d'infrastructures, d'investissements, de développement de la recherche scientifique et de stratégie. C'est ce qui ressort des trois ateliers «moyens», «aouqaf», «fatwaé». Ils se sont déroulés en vase clos juste après le point de presse animé par le ministre à la fin de son discours inaugural.
Maintien du salaire des imams tel qu'il est, criminalisation de toute agression d'un imam, création d'une commission nationale de coordination et de suivi pour l'élaboration d'une plate-forme consensuelle, nécessité d'un meilleur encadrement pour une formation scientifique des imams, le ministre n'a pas manqué de parler des prochains rendez-vous. Ils engagent, selon lui, l'avenir du pays. Ce qui le poussera à répondre à une éventuelle politisation de son secteur en impliquant ses effectifs dans la course aux présidentielles, c'est-à-dire en procédant éventuellement à la politisation de la mosquée. Youcef Belmehdi a précisé que l'engagement du citoyen dans une action du genre relève d'un acte de citoyenneté. «Il est de la mission de tout un chacun de nous de veiller à donner à ce rendez-vous, l'importance qu'il faut. Chacun doit jouer son rôle particulièrement en ce moment de difficultés socio-
économiques et politiques que vit le pays». C'est justement à ce niveau qu'il reviendra sur la question de la sécurité du pays en précisant que «la sécurité de nos frontières est bien assurée par notre valeureuse ALN. C'est ce qui a été démontré à maintes reprises», dira-t-il. Affirmant que les imams sont libres dans leurs expressions et propos, il précisera que son département ne donnera aucune instruction de vote. La conférence nationale de Annaba doit se poursuivre aujourd'hui. Il va sans dire que la désorganisation a quelque peu empiété sur le travail des représentants de la presse. Ils ont dû faire le pied de grue durant un bon moment pour disposer du programme de travail des ateliers. Et encore, il a fallu l'intervention du ministre. Il reste que pour l'heure, les imams restent fermés à toute politisation de la mosquée si ce n'est un retour sur les évènements historiques qui ont marqué différents combats menés par les Algériens pour le recouvrement de l'indépendance ou toute autre forme de lutte.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com