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800 familles d'accueil à la rescousse



La direction de l'action sociale fait état de 62 enfants placés au niveau de la pouponnière après avoir été abandonnés par leurs mères.Les enfants, abandonnés par leurs mères biologiques à leur naissance, font l'objet de toutes les convoitises. Pour peu qu'ils soient placés dans des situations humaines. C'est la condition principale imposée par la direction de l'action sociale ayant enregistré, ces dernières années pas moins de 800 demandes d'adoption dans le cadre de la «kafala». Mieux vaut recourir à un tel procédé dont la demande est de plus en plus accrue», apprend-on auprès des sources proches de la direction sociale de la wilaya d'Oran, ayant mis en place une série de mesures auxquelles le demandeur «d'adoption» doit répondre favorablement et sans aucune faille. L'abandon des nouveau-nés, à l'instar des autres wilayas du pays, prend des proportions dépassant le seuil de l'entendement. En 2016, les services en charge d'une telle problématique n'ont pas chômé en plaçant plus de 110 enfants au niveau de la pouponnière d'Oran. Ces chérubins sont tous âgés de moins de 6 ans. Les statistiques de la direction de l'action sociale sont catégoriques en faisant état de 62 enfants placés au niveau de la pouponnière, après avoir été abandonnés par leurs mères. Les justiciers n'étaient pas en reste dans ces opérations entrant dans le cadre de la prise en charge idoine de l'enfance. C'est ainsi que 34 enfants ont été placés sur ordonnance du juge des mineurs et 15 autres étaient en danger moral, livrés à la mendicité, la délinquance, la violence et
autres phénomènes antisociaux. La justice est, toutefois, indulgente vis-à-vis des mères biologiques désireuses de reprendre leurs enfants qu'elles ont confiés aux services sociaux. Un délai de trois mois leur est accordé pour revenir à «la raison» en formulant leurs voeux, quant à récupérer leurs chérubins. Une fois le délai passé, l'action sociale met en marche sa feuille de route, conformément à la réglementation, en plaçant systématiquement l'enfant dans un foyer demandant «l'adoption» dans le cadre de la «kafala». Ce procédé a, dans le passé, permis à des milliers d'enfants algériens privés d'affection familiale d'intégrer des familles leur offrant un cadre agréable. Ce critère, tant exigé, fait très souvent l'objet d'une enquête sociale, économique et psychologique, enclenchée par les services sociaux qui se rendent dans les domiciles des demandeurs de la «kafala». L'enquête peaufinée, les dossiers sont présentés devant les membres de la commission présidée par le directeur de la DAS, qui décidera au cas par cas du placement de chaque bambin. Pour plus d'un demandeur de la «kafala», les démarches à entreprendre sont à la fois aussi longues qu'éprouvantes, avant l'approbation ou le rejet de leurs candidatures. «On ne peut pas faire mieux», dira un cadre de l'action sociale, expliquant que «la première priorité prise en compte est de s'assurer que l'enfant soit placé dans de bonnes conditions.» Des centaines de requêtes de «kafala» déposées depuis des mois, sont donc en attente au niveau des services administratifs chargés des dossiers de l'émigration et au niveau des services sociaux et judiciaires algériens. Nos sources avancent que «la forte demande d'adoption ne peut être satisfaite sur une simple appréciation». L'abandon des enfants est, faute de statistiques exactes, en perpétuelle croissance Plus d'une mère célibataire ne trouve rien de mieux à faire que de déposer son nouveau-né un peu partout dans les coins et recoins isolés, livrés à des conditions climatiques très rigoureuses. Plus d'un bambin meurt après avoir subi les aléas de la nature. Il s'agit là du délit d'infanticide très réprimé par la loi. Cependant, quelques-uns ont eu la vie sauve après avoir été découverts enveloppés dans des couvertures, leur permettant de résister au froid. La mère biologique, agissant de telle sorte, est très souvent motivée par la crainte des tabous sociaux, alors qu'il lui est beaucoup plus facile de s'adresser au centre d'accueil des enfants ou aux pouponnières, pour confier son enfant aux services sociaux. L'ignorance de la réglementation, le désespoir et la peur d'être rejetée par la société, accentue le phénomène. Ajoutons à cela le manque flagrant de sensibilisation. D'autant plus que la société, bâtie sur des réflexions archaïques et révolues, continue à s'obstiner en condamnant la mère célibataire et la traitant de tous les noms d'oiseaux, alors que son «forfait», si forfait il y a, n'est autre que le fruit d'une petite bêtise de jeunesse, facilement réparable. Idem pour les enfants nés sous X qui se retrouvent souvent dans des difficultés sociales une fois qu'ils ont atteint l'âge adulte. A quand donc la compréhension d'un tel fait, dont l'erreur ne revient ni à la mère ni encore moins à l'enfant n'ayant pas signé sa naissance de telle manière'
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