Les membres du comité national des salles des fêtes ont dénoncé, hier, les carences de l'administration des affaires générales du ministère de l'Intérieur, quant au non-respect du délai de 15 jours accordé dans le cadre de la révision du décret 05-207 du 4 juin 2005 fixant les conditions et les modalités d'ouverture et d'exploitation des établissements de divertissements et de spectacles. Affichant leur mécontentement quant à ces défaillances qui sont «contraires aux intérêts du citoyen», les concernés ont décidé d'interpeller le ministre de l'Intérieur. Une lettre ouverte lui sera adressée incessament, précise le président du comité. Nous avons décidé d'adresser cette lettre au ministre afin de lui faire part de ces carences et dénoncer par là même ce texte de loi dans ses détails, ajoute-t-on. En effet, les promesses données par son département quant à la révision de cette loi n'ont pas été du tout respectées, ce qui s'est répercuté de manière néfaste sur l'activité. Hier, le comité national des salles des fêtes a signalé la course contre la montre. «Le temps joue contre nous et les services du ministère se sont engagés à nous donner une réponse dans un délai de 15 jours», disent-ils. Cette situation, dénoncée avec force, les a incités à signaler les conséquences du non-respect du délai car, avec le peu de salles qui exercent encore, les tarifs ont doublé, voire triplé. Ainsi, les membres du comité ont décidé de ne pas baisser les bras. «L'urgence pour nous est qu'ils nous ouvrent immédiatement ces salles et qu'ils nous laissent travailler en cette saison estivale», indiquent-ils. Une revendication qui pour eux reste légitime tant qu'ils affichent leur volonté pour le dialogue. «Nous sommes pour la réglementation de l'activité, mais qu'ils ne viennent pas nous dire que l'âge de l'exploitant doit être égal ou supérieur à 30 ans», s'indignent-ils. C'est ce qui a été relevé dans le décret en question et que les concernés dénoncent fortement. «Pourquoi mettre sur un même pied d'égalité les exploitants des boîtes de nuits, des night club et ceux des salles de fêtes ?», s'interrogent-ils. Â Des fermetures ont été prononcées, alors que selon l'article 26 de cette loi, un délai d'un an est accordé à l'exploitant pour se conformer à la réglementation, précise-t-on. Autant d'anomalies relevées et que le comité souligne dans cette lettre ouverte. Â En effet, ce sont 80% des salles qui sont fermées sur un total de 706 à l'échelle nationale, apprend-on. Les exploitants sont détenteurs de registre de commerce et ont nettement investi dans le secteur, ajoute-t-on. Tout en dévoilant leur entière volonté pour participer et collaborer à la réglementation de l'activité, les membres du comité soulignent que, parfois, les motifs évoqués dans certains cas de fermeture de salles sont erronés voire fictifs. Ils espèrent que cette révision de loi sera enfin initiée afin de permettre à la corporation d'exercer cette activité. Rappelons qu'une assemblée générale avait déjà regroupé les membres du comité national des salles de fêtes. Les concernés ont procédé à l'évaluation du bilan d'activité et ont tenu à informer l'assistance sur les engagements du ministère de l'Intérieur quant à l'application de ce nouveau texte de loi.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K Assia
Source : www.lequotidien-oran.com