La DSP et l’APC tirent la sonnette d’alarme
La Direction de la Santé et de la Population (DSP) a organisé, hier, conjointement avec l’APC d’Oran, par le biais de sa Division de l’Hygiène et de l’Assainissement (DHA), une journée d’étude portant sur la situation épidémiologique de la ville d’Oran. Bilan initial:Â ce sont 56 points noirs à être recensés par la DHA. La campagne d’éradication a débuté le 22 mars dernier et finira le 1er mai prochain.
 En somme, les interventions énoncées cherchaient une synergie entre les diverses volontés et administrations pour pallier à la situation dramatique de santé publique qui sévît à Oran. «Nulle force vive ne doit être négligée pour contribuer à libérer la ville d’Oran des déchets et améliorer l’hygiène général de la ville au bénéfice des citoyens», a déclaré un intervenant.
L’embellissement de la ville pour le bien- être physique, social et mental est également parmi les urgences à entreprendre, relève-t-on, en outre. Pour rappel, le directeur de la Santé et de la Population de la wilaya d’Oran avait révélé auparavant, dans un rapport d’évaluation fait par son secteur, que 1.549 cas de tuberculose ont été recensés en 2007, soit 1.070 cas de tuberculose pulmonaire et 479 cas extra-pulmonaire.
Une situation plutôt alarmante quand on apprend que l’incidence épidémiologique au niveau de la wilaya est de 98 pour 1.000 environ, pour une maladie cataloguée comme disparue au siècle dernier. L’orateur qui a fait parler les chiffres en mettant en avant l’impératif de prise en charge de cette épidémie a indiqué, toutefois, qu’il est temps d’inverser la tendance à cours terme pour arriver au seuil toléré des cas enregistrés en extra-pulmonaire, assurant à l’assistance composée du wali d’Oran, des directeurs de l’exécutif, des chefs de daïra et des présidents d’APC, qu’en dehors de quelques insuffisances concernant la forme pédiatrique et le traitement de la troisième ligne, il n’a été enregistré, durant toute l’année, aucune rupture de médicaments anti-tuberculeux. Par ailleurs, le plan d’action «Oran-Ville propre» se veut, comme il a été expliqué par les intervenants, pour une mobilisation générale des services concernés et les citoyens afin d’établir une stratégie durable de l’hygiène de la ville et de protection de son environnement, au bénéfice du citoyen oranais. Pour parfaire donc ce plan d’action et remédier aux propagations de l’insalubrité et des maladies, «les services de la mairie d’Oran et ceux de la DSP ont décidé de joindre leurs efforts (…) Dans ce sens, un premier constat est fait, les responsabilités sont partagées. Il est donc évident que l’intervention, pour faire face de façon durable à cette situation, doit être une action combinée faisant intervenir tous les acteurs de la société, les institutions, les collectivités locales…Â », Relève-t-on.
Les thèmes qui ont été développés sont la situation épidémiologique, l’hygiène public et la santé publique, les déterminants et composantes du plan d’action «Oran-ville propre», la mise à niveau de l’hygiène et organisation de la collecte des déchets, hygiène du milieu et assainissement de la ville d’Oran, la communication sociale et de proximité pour la mobilisation citoyenne, l’éducation sanitaire à l’hygiène en milieu scolaire et universitaire.
B.M.
Donner leur les moyens pour les bureau d’hygiène de la commune. afin qu'il puisse faire quelque chose
tabet med - tech d'hygiene - oran, Algérie
28/11/2010 - 8714
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com