Pour lutter contre la cybercriminalité, la justice algérienne dispose de 50 magistrats spécialisés après plusieurs formations dans le domaine, révèle une source proche du ministère de la Justice.
Ces formations, dont la quasi-totalité a été assurée par des experts étrangers, ont concerné également les corps de sécurité (police judiciaire) activant sous l'ordre du représentant du ministère public. En 2011, les quatre pôles judiciaires spécialisés du pays ont traité une vingtaine d'affaires liées à la cybercriminalité, dont 6 à Constantine, 1 à Oran et 3 à Ouargla. Ces chiffres avancés lors de l'ouverture de l'année judiciaire précisent qu'en 2010, elles sont 12 affaires du même genre à avoir été traitées au niveau national, dans lesquelles 88 personnes ont été impliquées, inculpées et poursuivies par la justice. Mais les condamnations ne sont pas encore dissuasives pour juguler l'émergence de la cybercriminalité en Algérie, estiment plusieurs magistrats.
Au quotidien, nombreux sont les sites électroniques à être attaqués y compris ceux relevant de la souveraineté nationale telle que la Banque d'Algérie, les Douanes algériennes et même les ministères. «Bien qu'elle soit émergente, la cybercriminalité demeure faible dans notre pays. Son développement est dépendant de celui de la technologie (TIC). Notre pays n'est pas encore arrivé au paiement électronique et la connexion Internet haut débit est limitée pour être vulnérable. Cependant, le risque augmente à mesure que les TIC se développent dans le pays», soutient Mounira Ghrib, ingénieur en électronique dans l'entreprise spécialisée SABA. Mais, l'ambition de l'Algérie de faciliter l'accès à Internet à travers lequel la généralisation du payement électronique impose au pays une préparation outillée à l'effet d'assurer la sécurisation des réseaux et la confidentialité totale des clients.
Pour ce faire, abonde Melle Ghrib, «c'est un éternel combat que l'Algérie ne remportera jamais sans un échange de renseignements et une coopération avec les autres pays du monde, notamment en matière de piratage dans les systèmes d'information, la pédophilie, l'escroquerie, le financement et la propagande du terrorisme». Dans ce domaine, l'Algérie coopère avec Interpol qui dispose d'un bureau à Alger. Des accords avec d'autres pays en matière de crime électronique sont également signés où des experts américains, britanniques et français échangent périodiquement leurs expériences avec leurs homologues algériens.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Gaidi Mohamed Faouzi
Source : www.elwatan.com