Oran - A la une

3e édition du congrès international sur la paix et la sécurité en Afrique à Oran



3e édition du congrès international sur la paix et la sécurité en Afrique à Oran
«Les défis auxquels est confronté le continent en dépit des efforts déployés par la Commission du Conseil de paix et de sécurité (CPS) et les Nations-Unies afin de parvenir à des solutions équitables, justes et équilibrées requièrent des efforts continus coordonnés et exigent également de veiller à ce que les solutions nonobstant leur complexité soient adaptées aux principes africains». Des propos qu'a tenus hier le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, lors de l'ouverture de la 3e édition du Congrès international sur la paix et la sécurité en Afrique.Amel Bentolba - Oran (Le Soir) - Plusieurs ministres des Affaires étrangères du continent, des experts et des représentants d'organisations africaines et onusiennes prennent part, depuis hier à Oran, à cette rencontre internationale sur la paix et la sécurité en Afrique. Le Centre des conventions abritera cet évènement du 20 au 22 décembre, l'occasion pour les représentants des 18 pays présents «d'assister les membres africains entrant au Conseil de sécurité de l'ONU à se préparer à l'examen des questions de paix et de sécurité sur le continent».Pour le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, le développement enregistré dans le règlement de certaines crises dans le continent va de pair malheureusement avec l'émergence d'autres conflits qui font que l'effort africain est complexe et déployé dans des conditions difficiles. «Dès que nous arrivons à solutionner une crise dans une région donnée, surviennent d'autres crises, d'autres difficultés qui marquent certaines crises qui en dépit des efforts sont toujours pendantes».L'intervenant rappellera, lors de la séance plénière, la nécessite d'assécher les sources de financement du terrorisme à travers une lutte implacable contre les réseaux du crime et l'universalisation de l'interdiction de paiement de rançons aux groupes terroristes. Il citera les récents attentats perpétrés à Beyrouth, Paris, Tunis ou Bamako, qui ont, dit-il, «montré, une fois de plus, que l'hydre terroriste continue de représenter une menace permanente pour nos sociétés et nos valeurs, de semer la mort et la désolation parmi les populations et à mettre en danger nos Etats et notre sécurité.»Tout en appelant au renforcement de la coopération multiforme, au niveau bilatéral, régional et international, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le ministre des Affaires étrangères algérien fait remarquer que «la persistance de foyers de tension ou d'instabilité dans notre continent, particulièrement en Libye et dans le Sahel, affectent notre sécurité et créent les conditions propices pour l'incursion des groupes terroristes. Aussi, nous devons œuvrer à éliminer les conditions et les facteurs qui, s'ils ne créent pas le terrorisme, contribuent amplement à sa propagation et à son renforcement».Intervenant à cette occasion, M. Alain Aimz Nyamitwe, ministre des Affaires étrangères du Burundi, a rappelé les multiples menaces auxquelles est confronté le continent africain. Des conflits qui, dit-il, « ne nous offrent aucune autre option que de conjuguer nos efforts afin de consolider le rôle du CPS pour la promotion de la paix et la sécurité sur notre continent». Pour sa part Mme Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, a rappelé l'impératif de la collaboration qui doit s'articuler autour de la coopération entre les Nations-Unies et l'Union africaine. «Le partenariat entre les Nations-Unies et l'Union africaine doit être stratégique, il ne s'agit pas d'une question de routine, mais d'une entreprise très importante.»La ministre des Affaires étrangères du Nigeria, Mme Khadidja Abba B Ibrahim, a évoqué la nécessité d'une coopération étroite dans la lutte contre la menace que constitue Boko Haram. «Nos efforts portent déjà leurs fruits et nous n'allons pas nous arrêter jusqu'à ce que les rebelles de Boko Haram soient complètement vaincus avant la fin de l'année.» Rappelant que son pays a dégagé la somme de 100 millions de dollars pour cette lutte.Intervenant en sa qualité de commissaire de l'Union africaine à la paix et à la sécurité, Smaà'l Chergui rappellera que le continent continue d'être confronté à de multiples défis à la paix et à la sécurité. Il n'omettra pas néanmoins de citer les avancées importantes qu'a connues le continent africain sur la voie de la promotion de la paix et de la sécurité. Toutefois, il évoquera l'énormité des défis à relever. «La mobilisation de la communauté internationale a tendance à faiblir une fois que les parties à un conflit sont accordées à des règlements, il importe en conséquence de prêter des attentions soutenues aux efforts de rechute, de constructions post-conflits et de consolidation de la paix d'autant que les risques de rechute violents sont particulièrement élevés».Certains continents vivent dira l'intervenant, une impasse persistante.'il citera le cas du Sahara occidental. Le fléau du terrorisme et de l'extrémisme violent a pris, dit-il, une dimension telle qu'il constitue aujourd'hui une des menaces des plus graves sur le continent. «Ceci signale l'impératif d'une action africaine encore plus résolue.»Clèturant les interventions, le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies pour la paix et la sécurité, M. Haile Menkerios, a souligné l'importance que revêt ce séminaire dans la promotion d'une paix durable dans le continent. «L'objectif consiste à créer les conditions mais également à avoir une compréhension commune, avoir un rapprochement entre le CPS de l'Union africaine et le conseil des Nations-Unies pour faire face aux conflits en Afrique».Demain, ce séminaire devra être sanctionné par des recommandations qui favoriseront une meilleure coordination entre l'Union africaine et les Nations-Unies aux fins du renforcement des capacités institutionnelles de l'Afrique.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)