M. Kamal Touri,président de la commission nationale chargée de l'avant-projet du statutparticulier du corps paramédical, a indiqué hier sur les ondes de la Chaîne IIIde la radio nationale, que 35.000 paramédicaux, sur les 92.000 qu'emploie lesecteur de la santé publique, seront titularisés. Estimant que les besoins réels en matière dupersonnel aide-soignant sont estimés à près de 200.000 agents, M. Touriconsidère qu'avec le nouveau statut particulier, dont un avant-projet serasoumis en juin prochain, la profession du paramédical sera réhabilitée.Abordant les volets essentiels contenus dans cet avant-projet, l'invité de laChaîne trois retiendra la formation et le plan de carrière. Ainsi, pour lepremier point et partant du principe que le corps paramédical estincontournable dans toute politique de santé publique, le recours au systèmeLMD au cours du cursus est une alternative pour d'une part améliorer la qualitédes soins et ouvrir des portes de la promotion professionnelle pour les agentsparamédicaux. Ceci ne peut se réaliser qu'à travers une mise à niveau continuede ce personnel car force est de constater que le système actuel est figé, etun infirmier, aussi brillant soit-il, ne peut terminer sa carrière qu'en tantque tel. Dans la pratique, le retour à des examens professionnels pour lepassage aux grades supérieurs est impératif, devait préciser M. Touri. Sur unautre plan et répondant à une question relative aux conditions difficiles detravail dans lesquelles évoluent les paramédicaux, Kamel Touri relèveranotamment les grandes disparités dans l'octroi des primes de contagion etd'intéressement. Cet aspect est mis en évidence dans l'avant-projet de statut étantdonné que la parité entre tous les corps de la santé publique devientimpérative. En plus de la titularisation de ces paramédicaux, l'effort enmatière de recrutement est prévu en direction des centaines de diplômés des 35instituts technologiques de santé publique (ITSP) et qui sont soit perdus soitrécupérés dans le secteur privé. Pourtant ces établissements ont été créés pourrépondre aux besoins exprimés par les établissements sanitaires publics sur labase de la carte sanitaire établie au niveau de chaque wilaya. Ainsi et à titred'exemple, l'enquête initiée par la direction de l'Institut technologique desanté publique d'Oran (ITSP), il y a près d'une année, afin d'estimer le tauxde recrutement de ses diplômés, a conclu qu'il existe une réelle inadéquationentre les capacités de formation de cet établissement et celles des secteursutilisateurs, notamment les structures de santé publique. Cette enquête a conclu que la wilaya d'Oranest la plus touchée par cette négation et qu'à titre de comparaison, la wilayade Aïn Témouchent souffre de manque de personnel paramédical pour les nouvellesstructures sanitaires qui tardent à être fonctionnelles. Pour rectifier le tir,le ministère de la Santé publique, en collaboration avec la direction générale dela Fonction publique ont décidé de revenir au normatif, en octroyant près de5.000 postes à l'échelle nationale. Pour Oran, il est prévu 430 postes aucourant de l'année en cours. Dans les faits, cela se concrétisera aprèsl'assainissement du personnel pour définir le nombre de postes à pourvoir, maisle plus grand recrutement est attendu à l'EHU, un établissement qui tarde àouvrir grandes ses portes. D'ailleurs, une directive émanant du ministère de laSanté stipule que le diplôme n'est délivré que 5 ans après son obtention. Enfiligrane, cette décision n'est que le prélude au retour du service civilinstauré dans le secteur de la santé publique, mais délaissé depuis plusieursannées.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com