Le tronçon de l’autoroute est-ouest entre Oran et Oued Tlelat non encore lancé
Les travaux de l’autoroute est-ouest sur le tronçon Oran-Oued Tlélat en passant par El-Kerma et jusqu’à la frontière avec la wilaya de Mascara, long de 18 km, n’ont pas encore commencé.
Nos sources rappellent que le feu vert pour le lancement des travaux a été donné depuis plus de 3 mois par le président de la République lors de sa visite à la région mais que rien n’a été fait à ce jour. Pour justifier ces retards, certaines sources avancement que l’entreprise chinoise devant réaliser ces travaux est actuellement occupée par la construction du siège de la direction régionale. A ce sujet, l’adjoint au maire d’El-Kerma déclare que la commune a mis près de 15 hectares de terre à la disposition de cette entreprise pour la réalisation du siège de la direction régionale, de bureaux et hangars pour le stockage des équipements et matériaux de construction. Pour le stockage des équipements lourds, camions et bulls notamment, une annexe sera construite à Oued Tlélat où la main d’œuvre en charge de ce projet est à 100% chinoise. Notre source assure que cette entreprise doit employer les cadres algériens inscrits auprès des agences de l’emploi détenteurs de cartes bleues justifiant de leur qualité de chômeurs. Ceci n’a cependant pas empêché des jeunes de la région de protester contre les agissements des entreprises étrangères qui n’auraient même pas daigné les recevoir alors que les discours officiels, notamment ceux de l’ancien ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, faisaient miroiter la création de 39000 postes de travail dans les chantiers de l’autoroute est-ouest et que cela devait être fait en coordination avec des directions du travail des wilayas concernées. Notre interlocuteur n’a pas non plus caché sa crainte de voir le projet buter sur un déficit en matière de construction et de travaux publics. Approchée à ce sujet, la direction du travail de la wilaya d’Oran déclare n’avoir à ce jour rien reçu à ce propos et qu’aucune entreprise étrangère ne l’a contactée pour la pourvoir en main d’œuvre. Selon le directeur du travail, les postes budgétaires relevant du secteur économique sont toujours ouverts après la faillite des entreprises publiques et que c’est sa direction qui versera les salaires aux employés et non l’entreprise qui les emploie. En dépit de cela, confie-t-il, la plupart des entreprises refusent d’embaucher des travailleurs. Notre interlocuteur rappelle que conformément aux assurances du ministère, 60% des postes de travail doivent être réservés au secteur économique et 40 % à celui de l’administration, considérés comme les plus sollicités. Cependant, entre les discours officiels et la réalité sur le terrain, constate-t-on, il y a de grandes contradictions. Ceci étant, le monde du travail sera-t-il finalement accessible aux jeunes chômeurs?
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com