En tant qu'entité économique, l'Entreprise publique économique de gestion des infrastructures commerciales (EPEGIC), sous tutelle de la SGP/Ouest, qui a à sa charge les halles centrales, fonctionne avec une autonomie financière. Par conséquent, elle est soumise à une obligation de résultats. Mais avec pas moins de 3,2 milliards de centimes de créances, elle se retrouve au bord de l'asphyxie et n'arrive qu'à faire face à la masse salariale de ses 24 agents, à payer la facture d'électricité d'une moyenne de 50.000 DA par trimestre. La preuve de cette situation financière difficile est l'incapacité d'acquérir un camion pour le prélèvement des 4 tonnes d'ordures abandonnées quotidiennement par les mandataires. Pour M.Abdedaïm, directeur de cette entreprise, cela est la principale raison de l'état d'abandon dans lequel se trouve la structure en dépit du fait que les 6 agents affectés pour le prélèvement des déchets s'acquittent convenablement de leur mission et ce dans des conditions de travail déplorables. L'anarchie totale qui règne est perceptible à travers la disposition des marchands qui squattent parfois des allées et même des issues, le non respect des horaires d'ouverture et de fermeture fixés théoriquement entre 5h et 11h, la démission de la tutelle à savoir la municipalité sont d'autres manquements qui font qu'aujourd'hui la structure est ingérable. Concernant les créances, notre interlocuteur nous précise que si l'ancienne Cofel est redevable de plus de 1,7 milliard, et ce depuis une dizaine d'années, le plus gros est à mettre à l'actif des mandataires aussi bien ceux installés à l'intérieur de l'enceinte et qui sont au nombre de 173 que les autres formant le périmètre de sécurité (extérieur) et dont le nombre est de 28. A préciser que pour le cas de la Cofel, l'EPEGIC a été déboutée en appel après une décision de justice en sa faveur et datée de mai 2002. Interrogé sur les moyens à mettre en oeuvre pour le recouvrement de cette importante somme, M.Abdedaïm reste sceptique du fait de l'absence au sein de l'infrastructure des deux commissions technique et disciplinaire, pourtant exigées à travers des arrêtés interministériels pour le bon fonctionnement des marchés de gros. Aussi, la sous-location des carreaux qui est devenue une pratique courante aux halles centrales d'Oran, ainsi que les perspectives de délocalisation du marché de gros vers l'infrastructure en cours de réalisation à El-Kerma sont autant de facteurs ne plaidant guère pour une éventuelle issue. Pour rappel, un représentant de l'association des mandataires nous a appris que la question du paiement des loyers, fixés à 1.200 DA le carreau, a été abordée avec un représentant du ministère du Commerce qui aurait approuvé la position de refus de s'acquitter de ces droits en raison de la vétusté des lieux. Ces derniers ont même voulu faire valoir le fait qu'ils ont déjà versé un cautionnement d'une valeur de 100.000 DA. A ce sujet, M.Abdedaïm rétorque que le cautionnement est une garantie et que le loyer devra être versé régulièrement. Preuve à l'appui, le responsable nous a même montré des engagements portant sur des échéanciers de paiement dûment signés par des mandataires, mais qui n'ont à aucun moment été suivis d'effet.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com