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2e édition de la Hadra nationale du patrimoine aïssaoua et du soufism



2e édition de la Hadra nationale du patrimoine aïssaoua et du soufism
Le coup d'envoi de la 2e édition de la Hadra nationale du patrimoine aïssaoua et du soufisme sera donné jeudi prochain, au nouveau théâtre de verdure réalisé à El Kala, dans la wilaya d'El Tarf, a annoncé le directeur de la culture, Ali Tayebi, à l'APS.Inscrite dans le cadre de la célébration du mois du patrimoine, l'inauguration de ce nouveau théâtre de près de 4 000 places sera marquée par la présence d'une soixantaine d'artistes et de troupes aïssaoua représentant différentes wilayas du pays. Le théâtre de verdure qui a nécessité un investissement public de 35 millions de dinars, a été réalisé au bout d'un délai de 4 mois. Il constitue, selon Ali Tayebi, «un atout supplémentaire pour la promotion des activitésculturelles tout au long de l'année», dans cette ville côtière. Il est à noter que la musique universelle vibrera également dans les airs de ce nouveau théâtre à l'occasion du concert de l'Orchestre symphonique national (OSN), dirigé par le maestro Rachid Saouli, le 9 mai prochain. Les deux événements dédiés à la musique en tant qu'élévation de l'esprit ont été concoctés en étroite collaboration avec l'Office national de la culture et l'information (Onci).Pour rappel, Zineddine Benabdallah, un des ambassadeurs de la musique soufie et de la hadra authentique, avait souligné dans nos colonnes que la Hadra aïssaouia obéit à des phases successives débutant par un rituel hizb intitulé Soubhan al daim (louanges de l'Eternel), chant récité à vocabulaire coranique qui ouvre «La lila» (soirée). Il est suivi d'«el dakhla», un prélude avec des chants gais. Avant le repos, on procédera à une nouba aïssaouia et un medh. La deuxième étape de la soirée est consacrée à «el adkar» sous forme de medh.La phase précédant la première étape d'«el hadra» (assemblée ou séance de confrérie, un rituel de danse et de transe), durant laquelle des bambins aïssaouis puisent dans leur pouvoir pour jouer aux «petites épées» et qui sera marqué par «ouard el kdoum», chants sans percussions suivies. «El mjerred», danse collective réservée aux membres, précédera la deuxième phase avec l'entrée en jeu du fantastique, dit «lazaba» des jeunes et adultes. Le rituel s'achève par la «rouina» et la «fatiha». Il est à souligner que la confrérie des Aïssaouas figure parmi les plus importantes dans le monde arabo-musulman et plusspécialement au Maroc et en Algérie où elle reste très populaire. Cette confrérie religieuse fut fondée au XVIe siècle par Sidi Mohamed Ben Aïssa, plus connu au Maroc sous le nom de «cheikh El Kamel» (le cheikh complet ou parfait), qui serait né en l'année 872 de l'hégire (1465-1466 de notre comput). Mais, c'est en Algérie, plus précisément à Ouezra, dans la région de Médéa où la première zaouïa aïssaouia a été créée par cheikh Hamed Ben Allel à la fin du XVIIIe siècle, qu'elle a étendu son influence. L'apport de la confrérie des Aïssaouas, depuis sa création, a considérablement enrichi le patrimoine culturel et musical soufi du Maghreb.


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