
Résumé : Chahine apprend à Malika que sa mère était au plus mal. La jeune femme tente de le réconforter. Quelques heures plus tard, elle apprendra que la pauvre femme était mourante et proposera à Chahine de passer chez lui à la maison.Le jeune homme retrouve un peu de son assurance et lance :- Je t'attends. Ne tarde pas trop Malika.La journée s'écoule lentement, et Malika, anxieuse, regardait l'heure sans arrêt.Lorsque le moniteur d'auto-école vient la chercher pour sa leçon de conduite, elle refuse de monter dans son véhicule :- Pas de cours aujourd'hui, M. Mahmoud. Je vais chez Chahine, sa mère est très mal en point.- Khalti Hadda, la mère de Chahine est malade '- Oui, elle est plutôt mourante.- Je vous accompagne alors chez lui. Cela va vous éviter le tracas des transports publics.- D'accord, merci beaucoup.- Vous oubliez que c'est un voisin et un ami. Je dois être à ses côtés en ces moments difficiles.- Effectivement, c'est ce que j'ai pensé moi aussi.Ils arrivèrent en un laps de temps assez court, mais en retard quand même, puisque la pauvre femme venait de rendre son dernier soupir.Chahine et ses s?urs étaient effondrés. Malika s'occupe alors de toutes les formalités requises en pareilles circonstances. Quelques voisines vinrent l'aider à préparer la veillée funèbre. Assia, la benjamine de la famille, vint la supplier de passer la nuit chez eux. Malika hésite un moment, puis décide d'appeler sa mère pour l'avertir qu'elle ne rentrait pas pour la nuit.Des gens arrivaient de tous bords, et à tout moments de la soirée, les pièces s'emplissaient de monde, et des versets du Coran sont diffusés.Des femmes entourèrent la défunte et la préparèrent à la toilette funèbre. Malika qui n'avait pas quitté Chahine et ses s?urs prit la main de ce dernier qu'elle maintient dans la sienne, alors que les larmes inondaient ses joues. Elle pleura elle aussi cette femme qu'elle n'avait jamais connue, mais dont les traits du visage ne trompaient pas sur la douceur de son caractère et la bonté de son c?ur. Elle entendit des voisines parler d'elle comme d'une femme dont la générosité n'avait pas de limite.Chahine avait le regard vide. La tristesse se lisait sur son visage. Et c'est en titubant qu'il se retire dans un coin reculé du salon, où quelques parents et voisins avaient déjà pris place.Au petit matin, Malika veilla au grain. Quelques tantes s'activaient dans la cuisine. Le couscous désigné à précéder le départ du mort vers sa dernière demeure était fin prêt, et les deux oncles de Chahine qui venaient d'arriver de l'étranger se chargèrent de l'acheminer vers la plus proche mosquée. À midi, la foule entassée au bas de l'immeuble attendait la sortie du cercueil. Chahine et quelques cousins le soulevèrent et quittèrent la maison sous les sanglots déchirants des deux s?urs et des proches. Les amies et les voisines se chargèrent de les consoler, tandis que Malika remettait un peu d'ordre dans la maison.Une semaine passe. Chahine reprend le boulot. Il affichait une mine défaite et un regard triste. En plus de la fatigue, le décès de sa mère l'avait ébranlé. Malika eut pitié de lui.(À suivre) Y. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hanane Yasmina
Source : www.liberte-algerie.com