Oran - Revue de Presse

248 détenus passent leurs examens de fin d'année



248 détenus à la prison d'Oran passaient, hier, les examens d'enseignement général. Dans des salles aménagées en classes pour la circonstance, sous l'oeil de 24 encadreurs surveillants de l'Office national de l'enseignement et de la formation à distance (ONEFD), les prisonniers élèves, en tabliers blancs, passaient les épreuves de fin d'année, des deux paliers scolaires moyen et secondaire. «Collégiens» et «lycéens» de la maison d'arrêt, de différents âges, convenablement installés dans un espace « école » en vase clos, placé sous l'autorité des examinateurs, abordaient avec joie les sujets d'examen. La volonté et la détermination de décrocher son année pour passer à un niveau supérieur dans son cursus scolaire étaient visibles sur les visages des détenus, si absorbés par les sujets au point de ne prêter aucune attention à la présence des encadreurs, des gardiens et à la nôtre. Parmi eux, 45 qui auront à passer le BEM et 22 autres, le Bac, dans quelques jours, nous apprendra le directeur de l'établissement pénitentiaire d'Oran, Nouredinne Djemoui. Celui-ci indique que le nombre des détenus inscrits à l'ONEFD a plus que doublé cette année, par rapport à la saison scolaire précédente (2006-2007), passant de 117 à 250. C'est le cas aussi de ceux qui suivent une formation professionnelle, 109 détenus contre 40 l'an dernier. A noter qu'il existe 5 disciplines dont 2 (la culture maraîchère et l'apiculture) dispensées au niveau du chantier extérieur de Misserghine « ferme » dépendant de la même prison et qui accueille quelque 200 détenus. Deux facteurs sont à l'origine de l'engouement sans précédant, cette année, de la population carcérale de ce vieil établissement (près de 3.000 détenus) sur l'enseignement par correspondance, selon le juge d'application des peines (JAP), M. Hadjar. D'une part, les détenus pensent, à juste titre d'ailleurs, qu'ils ont plus de chances (ou de points) de se faire accorder la liberté conditionnelle et les permissions de sortie lorsqu'on est élève assidu et sérieux et, d'autre part, le fait louable que la prison d'Oran a eu le statut de centre d'examen, ce qui épargnera à nos candidats au BEM et au BAC la fatigue des habituels transferts vers les prisons de Sidi Bel-Abbès et de Remchi pour y passer les examens.
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