
«nous appelons au maintien de la règle des 51/49% et cela jusqu'à nouvel ordre.»Ce sont près de 100.000 entreprises qui ont été créées par la Caisse nationale d'assurance chômage (Cnac), générant un total de 230.000 emplois. Ces statistiques fournies par le directeur général de la Cnac, M.Ahmed Chawki Taleb, concernent la période allant de janvier 2004 au 31 mars dernier.Selon lui, les Hauts-Plateaux et les wilayas du Sud occupent le sommet de ses priorités. S'exprimant en marge d'une rencontre nationale sous le thème «Evaluation des activités de la Cnac, objectifs et stratégie» qui s'est tenue hier, M.Taleb a fait part de ce chiffre qui reste pour le moins insuffisant. Le DG de la Cnac a abordé la stratégie adoptée par son organisme dans le cadre de la lutte contre le chômage et la création d'emplois, notamment la mise en place de nouveaux services, parmi lesquels figurent «le service électronique» qui concerne l'inscription en ligne.A l'ère de l'Internet, un tel outil est plus que nécessaire. Ce service sera lancé, selon M.Taleb «à compter de la première semaine de juillet». Une opération de décentralisation des actes de gestion au niveau des wilayas a également été évoquée par M. Taleb qui a expliqué qu'«un certain pouvoir était présent au niveau régional» d'où «la nécessité d'aller vers une décentralisation, notamment en matière de suivi». Sachant que la Cnac dispose de 13 directions d'agence régionale, il a expliqué dans ce sens que «le parachèvement des opérations de décentralisation connaîtra, au cours de l'exercice 2014, une déconcentration progressive et encadrée des pouvoirs de décision au profit des structures locales» en précisant que «cela ne veut en aucun cas dire qu'ils bénéficieront d'une autonomie à 100%».M.Taleb a souligné que la part du lion des crédits alloués par la Cnac est allée au secteur de l'agriculture. Afin d'identifier les activités et métiers et avoir par là-même une vision globale de la demande et des besoins, M.Taleb a mis en exergue la nécessité d'établir des cartographies d'activité par les autorités locales.Interrogé sur les lenteurs accusées par les banques dans les opérations d'octroi de crédits aux jeunes, lesquels se sont plaints à plusieurs reprises des procédures bureaucratiques des banques, le DG de la Cnac niera catégoriquement, en déclarant: «Nous n'avons aucun problème avec les banques» ajoutant que «le taux de rejet des banques aujourd'hui est infime, soit de moins de 1%». Sur un autre registre, M.Taleb est confiant et optimiste. Pour lui le taux de croissance de 8% est «facilement faisable» il suffit juste d' «un travail en synergie et une intersectorialité effective».Pour les travaux de bâtiments et les 20% de la commande publique réservée aux jeunes, M.Taleb a déclaré qu'«une dynamique est observée» et que «la Cnac a près de 100 entrepreneurs». Pour M. Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien (NPA), en marge de la rencontre, «aborder ces dispositifs reste insuffisant». Il nous fera savoir que «le chômage ne peut être endigué par ces dispositifs». Selon lui, la réduction du taux de chômage «nécessite un traitement économique».Il nous soulignera également qu' «il faut aller vers des formations mobiles en direction des zones enclavées» en précisant que cette proposition a été formulée au ministre de la Formation professionnelle, qui l'a prise en considération, et qu'«une réflexion dans ce sens a été engagée». Déplorant le déficit dans le Btph et l'agriculture, M.Naït Abdelaziz a averti que «si ça continue comme ça, dans deux ans nous allons devoir importer de la main-d'oeuvre».Le président du NPA a fait part de certaines recommandations dont le développement du métier à domicile, qui selon lui, «peut réduire de 50% le taux de chômage». Mais également d'ériger des institutions économiques capables d'exécuter et mettre en oeuvre les décisions de l'Etat qui «fait des efforts considérables». Sur un autre sujet d'actualité, celui des consultations assurées par le directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, notre interlocuteur nous a souligné que «nous appelons au maintien de la règle des 51/49% et cela jusqu'à nouvel ordre».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kheireddine BOUKHALFA
Source : www.lexpressiondz.com