Durant ce Salon, l'offensive chinoise avec la participation de 49 exposants n'est pas passée inaperçue, avec son positionnement sur le secteur de l'imagerie médicale de pointe, les équipements de laboratoire et de diagnostic en passant par le consommable ou le mobilier hospitalier.
La 15e édition du Salon international du médicament et de l'équipement (Simem), qui a eu lieu du 18 au 21 avril au Centre des conventions d'Oran (CCO), a été un indicateur de la concurrence que se livrent deux blocs économiques sur le marché de la santé en Algérie : Asiatiques et Européens.
Et pour cause, tous les participants à ce salon ne manqueront pas de reconnaître l'attractivité de ce marché avec la trentaine de programmes nationaux de santé, la nécessité d'équiper les 15 nouveaux centres anticancer programmés d'ici 2014, sans compter les futurs CHU également prévus, et les programmes d'importation annuelle de médicaments. Durant ce salon, l'offensive chinoise avec la participation de 49 exposants n'est pas passée inaperçue, avec son positionnement sur le secteur de l'imagerie médicale de pointe, les équipements de laboratoire et de diagnostic en passant par le consommable ou le mobilier hospitalier.
Ce sont là des créneaux où les leaders habituels à l'échelle mondiale sont Japonais, Allemands ou encore Italiens, et tous étaient bien présents dans ce salon d'Oran, jugeant leurs concurrents et usant d'arguments techniques, faisant valoir leur fiabilité en direction des très nombreux professionnels venus à cette occasion. Cette situation a été renforcée par la venue d'une délégation espagnole, le Cercle de négociation espagnol-algérien (Cnea), venue de la région de Barcelone pour cibler plus particulièrement les services de santé et le consommable.
Entre autres arguments avancés, la proximité des deux rives, la forte propension de PME dans le domaine médical souhaitant s'internationaliser, crise oblige. La région de Barcelone étant à elle seule classée dans les 5 pays européens représentant 75% du marché européen de la santé. Du côté algérien, très peu ont pu se rendre visibles durant ce salon, si ce n'est certains importateurs qui n'ont pas manqué de fustiger le décalage existant entre le discours des pouvoirs publics et la réalité quant aux conditions et aides pour aller vers l'intégration de la production de consommables et de mobilier seulement.
De même pour les producteurs de médicaments, ce sont les monopoles cachés et l'absence de transparence dans l'octroi d'autorisation de mise sur le marché de médicaments qui ont été décriés.
D. L
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com