Oran - Revue de Presse

15 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’un étudiant de 22 ans



Ils ont tué pour… 80 dinars Les deux prévenus H.S. et A.M., récidivistes dans plusieurs affaires d’agression et port d’armes blanches et accusés dans une affaire d’association de malfaiteurs, vols qualifiés et homicide volontaire avec préméditation, ont été condamnés, hier, par le tribunal criminel de la cour d’Oran, à 15 ans de réclusion. Ces prévenus ont été jugés une première fois et condamnés en 2006 par la même instance à la peine de vingt années de réclusion criminelle. Le 25 novembre 2004, au niveau de la localité de Boutlélis, la victime M.M.N., un jeune universitaire âgé de 22 ans à l’époque des faits, a été sauvagement tué. Six coups de couteaux lui ont été assénés par les deux mis en cause cités plus haut. Le jour du drame, il avait pris la décision de sortir faire un tour avec une amie habitant dans la même localité. Après avoir fait quelques centaines de mètres en dehors de leur village, ils se sont installés sous un arbre. A ce moment-là, ils furent assaillis par deux jeunes gens, les menaçant avec des armes blanches. H.S. ordonnera tout d’abord au jeune homme de se mettre à genoux, pour agresser ensuite la jeune fille la délestant des bijoux qu’elle portait: une bague, une paire de boucles d’oreille et une chaîne. Constatant que la situation prenait une tournure dramatique, la victime qui venait d’être ligotée avec le foulard de la jeune fille, suppliera ses agresseurs de laisser partir celle-ci. La jeune fille saisira cette occasion pour prendre la fuite. A.M. ordonna à son complice d’aller à sa recherche, il obtempérera sans rechigner. Toutefois, quelques minutes plus tard, il reviendra sans la jeune fille mais trouvera, selon ses propres déclarations, A.M. se disputant avec la victime. «A la vue du visage de mon ami ensanglanté, je n’ai pas réfléchi et j’ai asséné à la victime deux coups de couteaux à la jambe gauche. Voulant me prendre le couteau, ce dernier se blessera à la main». Entre-temps, la jeune fille qui avait réussi à fuir, alerta les riverains qui, avant de la suivre sur les lieux du drame, avisèrent les gendarmes. A leur arrivée, la victime gisait dans une marre de sang. Evacué au dispensaire de cette localité, M.M.N. rendra l’âme. Arrêtés, les mis en cause ne nieront pas les griefs de l’homicide, toutefois, ils tenteront de minimiser les griefs. Appelé hier au box des accusés, H.S. essayera de remettre en cause le chef d’inculpation retenu contre lui. Mais le juge arrivera à lui faire avouer son acte. Par ailleurs, le deuxième accusé s’alignera sur les déclarations de son complice. Citée, la jeune fille relatera difficilement le calvaire qu’elle a vécu et confirmera que c’est bien H.S. et A.M. qui les ont agressés. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public reviendra en détail sur le déroulement des faits, expliquant que les mis en cause sont passibles de la peine capitale pour un tel acte. Mais, dira-t-il, la perpétuité leur permettra de réfléchir sur leur acte. Il requiert à l’encontre des accusés la perpétuité. La défense plaidera les circonstances atténuantes. Aux termes des délibérations, les deux prévenus ont été condamnés à la peine de quinze ans de réclusion. H.Y.
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