Une opération de démolition a ciblé jeudi douze constructions illicites, récemment érigées dans les localités de Bousfer-Plage, Les Coralès et La Madrague, sur le territoire de la municipalité de Bousfer. Un impressionnant dispositif des forces anti-émeute de la Gendarmerie nationale a été déployé pour la circonstance. Cette opération a été quelque peu émaillée par la tentative de suicide de l'un des contrevenants. La situation a été fort heureusement rapidement maîtrisée pour éviter de basculer vers l'irréparable. Notons que deux élus de l'APC de Bousfer figurent parmi les douze contrevenants. Il est utile de signaler aussi que les constructions illicites, ayant fait l'objet de démolition, n'avaient rien à voir en fait avec les fameuses masures rudimentaires érigées en parpaing, qui constituent l'essentiel des bidonvilles.Ces maisons ont été érigées avec des briques et autres matériaux de construction de bonne qualité et de valeur, et qui, du point de vue financier, sont loin d'être à la portée des familles dans le besoin. Les contrevenants ont été recensés pour les besoin d'une enquête judiciaire, a-t-on indiqué de source proche de ce dossier. Il y a lieu de noter que la bidonvilisation, a gangrené grandement l'environnement et enlaidi au fil des jours les paysages, avec tous les impacts indésirables sur le cadre de vie de la population de la municipalité de Bousfer.
Le cas de ce hideux regroupement de baraques qui s'est installé insidieusement tout près du cimetière européen juste en face de la base aérienne Gasmi, sur une assiette mitoyenne où a été réalisée quatre ans auparavant une cité de logements sociaux.
Il y lieu de signaler le recensement d'un autre bidonville, en contrebas de la cité des 72 logements sociaux participatifs, LSP, au lieudit Ouadite. Ce regroupement d'environ quatre-vingt masures, construites avec du parpaing et de la tôle ondulée, a commencé à s'étendre insidieusement vers une vallée, à l'orée d'une zone montagneuse et boisée, traversée par un ru desséché. Mais la palme de l'importance de regroupement de constructions illicites dans la municipalité de Bousfer, revient au bidonville de Oued Namousse, en référence du ru traversant partiellement le village Filaoucène, communément appelé El Qaria, où ont élu domicile plus de 600 familles sinistrées.
Avec la démolition de ces construction illicites à La Madrague et Corales, le bilan des démolitions s'élève a plus de 200 constructions et extensions éradiquées depuis le début de l'année dans la daïra de Ain El-Turck. En effet, selon un dernier décompte établi par les communes de la daïra, plus de 180 constructions illicites ont été démolies à Ain El-Turck, Bousfer, Mers El-Kébir et El Ançor.
Selon le même décompte, une partie de ces constructions et extensions illicites étaient érigées sur le domaine public, sur les plages ou sur des terres agricoles.
En effet, la lutte contre le phénomène des constructions et autres extensions illicites, qui ont enlaidi les prestigieux paysage de la wilaya d'Oran, semble a priori être le cheval de bataille pour le wali d'Oran, qui a instruit lors d'une réunion qui a regroupé les premiers responsables des neuf daïras, à s'atteler à l'éradication définitive de la bidonvilisation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Boutlélis
Source : www.lequotidien-oran.com