10.000 demandes de logement en instance
Selon les premiers résultats du recensement engagé depuis le début de l’année en cours par les communes de la daïra de Bir El-Djir, à l’est d’Oran, 1000 bidonvilles et constructions précaires ont été décomptés dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire.
Ceci, dit-on, afin d’améliorer l’image de marque de la ville, conformément aux instructions de la Présidence de la République. Dans ce cadre, M. Lardja Cheikh, chef de la daïra de Bir El-Djir, déclare que la situation s’est davantage dégradée et que ses services ont reçu 10.000 demandes de logements, un chiffre qui risque de provoquer le chaos en cas de publication de listes de bénéficiaires de logements au niveau de la daïra et de ses communes, surtout que le citoyen ignore tout des priorités que nous devons absolument respecter. Selon ce responsable, 1000 bidonvilles, répartis sur Bir El-Djir, Hassi Bounif, Hassi Ben Okba ainsi qu’à l’USTO, ont été recensés. Ces communes n’ayant pas actuellement de programmes de logements, il y a de forts risques de voir la demande augmenter. S’agissant du cas des 42 familles qui habitent des pavillons de la C.U Zeddour Brahim garçons à USTO, destinées aux étudiants mariés et qui avaient manifesté le 3 du mois en cours et même séquestré le chef de daïra, leurs représentants estiment que les demandes de ces gens, des employés de la résidence universitaires qui y résident depuis près de 20 ans, sont légitimes d’autant plus qu’ils n’ont reçu aucune suite aux nombreux courriers adressés à la daïra. La commission de recensement ayant refusé de les intégrer au projet d’éradication des bidonvilles, ces citoyens ont manifesté. S’exprimant sur ce même sujet, le chef de daïra déclare que sur les 42 cas, seules 10 familles habitant dans des bidonvilles à l’intérieur de la CU bénéficieront de logements. Il est possible, dit-il, que les demandes des 32 familles restantes soient prises en considération. Il y a cependant des priorités fait-il remarquer du fait que certaines de ces familles occupent des pavillons destinés aux étudiants mariés et qui ont contrevenu à la réglementation. Leurs dossiers ne seront étudiés qu’une fois ceux des bénéficiaires réglés. Pour rappel, le mouvement de grève des travailleurs de la résidence Zeddour Brahim se poursuit toujours, comme en font part les communiqués affichés à l’entrée principale de cette CU.
Boudour S.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com