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100.000 élèves ont les dents cariées



100.000 élèves ont les dents cariées
Dans l'une de ses dernières actions, le département de Boudiaf est passé à la vitesse supérieure en dotant pas moins de 2000 élèves myopes de lunettes de correction.Plus de 78.000 enfants scolarisés dans les trois paliers souffrent de problèmes dentaires. Ce sont là les bilans du premier trimestre de la saison scolaire en cours qui viennent d'être arrêtés par les services de la santé scolaire de la wilaya d'Oran. A ceux-là s'ajoutent pas moins de 11.380 écoliers souffrant de caries dentaires et 15.014 élèves devant passer impérativement par les tables de la chirurgie dentaire en vue de procéder aux réparations des déformations dentaires dont ils souffrent. En tout, ce sont plus de 100.000 enfants scolarisés qui nécessitent des traitements de choc. Durant les trois premiers mois de l'actuelle saison scolaire, 810.000 élèves ont été examinés par la centaine de médecins mobilisés par les services de la direction de la santé de la wilaya d'Oran.Les bilans sont à la fois concluants, cependant ils nous interpellent car la population écolière souffrant des pathologies dentaires est de l'ordre de 12%. «Le facteur principal motivant la propulsion d'une telle maladie n'est autre que le manque de culture de la brosse à dents et du dentifrice», a déploré un chirurgien-dentiste. L'asthme n'est pas en reste. Près de 13 000 enfants scolarisés souffrent de maladies respiratoires dont principalement l'asthme. Lesdits malades ont été consultés par les médecins des 41 unités de suivi répartis sur 800 établissements scolaires de la wilaya d'Oran. Ce n'est pas tout. Les mêmes services ont, durant cette année, enregistré près de 600 enfants atteints de glycémie, maladie appelée communément diabète. Ceux-là s'ajoutent aux 1200 élèves malades qui ont été enregistrés durant l'exercice de l'année 2015. Une telle conclusion ne représente cependant pas un relevé exhaustif vu que les campagnes de dépistage, devant concerner plusieurs autres centaines d'enfants scolarisés, se poursuivent encore. La mission ne semble toutefois pas aisée au point que des associations de diabétiques, soulignant la gravité de la situation, ont affiché leur détermination quant à aller de l'avant en conjuguant leurs efforts, tout en apportant leur touche, avec les instances officielles dans le but de faire face à une telle maladie qui, contre toute attente, prend d'alarmantes proportions. Le consensus est commun. Une telle responsabilité est, de l'avis des médecins et des membres des associations, imputable aux parents n'ayant pas joué pleinement leur rôle en se prémunissant d'une culture diététique reposant essentiellement sur la nécessité de mettre à la disposition de leurs enfants une alimentation saine et équilibrée. Le diabète frappe donc de plein fouet n'épargnant aucune tranche d'âge. Durant les dix dernières années, on comptait 75% de malades, dont des enfants ne dépassant pas l'âge de 4 ans. Les diabétiques classés de type 1, ou encore ceux appelés communément les diabétiques insulinodépendants, sont au nombre de pas moins de 10.000 enfants âgés de moins de 15 ans. Une naissance sur une population de 1000 enfants est diabétique. Les spécialistes appellent à la vigilance et la prise des mesures idoines, à commencer par la poursuite du dépistage et la prise en charge de ladite maladie vu que ses incidences sont souvent irréparables, comme les problèmes cardiaques et l'hypertension artérielle qu'elle provoque. L'incidence actuelle du diabète infantile est de 30 nouveaux cas/an pour 100.000 enfants, a-t-on appris ajoutant que «cette maladie ne cesse de prendre de l'ampleur. 20 années auparavant, c'était quelque 500 nouveaux enfants diabétiques qui étaient enregistrés chaque année. «Actuellement, nous avons plus de 3000 nouveaux cas chaque année à l'échelle nationale», a soutenu un spécialiste. La progression de la maladie serait due à plusieurs facteurs, particulièrement le changement des habitudes alimentaires de la société et le sédentarisme, en plus du facteur héréditaire. Les responsables de la santé scolaire semblent vouloir aplanir une bonne fois pour toutes le «laisser-aller» ayant marqué l'Ecole algérienne pendant plusieurs décennies en décidant de plusieurs mesures portant sur la prise en charge des collégiens malades. Localement, toutes les dispositions ont été prises, à commencer par l'attribution gratuite de glucomètres aux malades atteints du diabète, tout en les traitant en urgence à la moindre alerte tirée aussi bien dans l'école que dans les structures sanitaires. En décidant de telle sorte, la prise en charge des enfants malades constitue-t-elle l'une des premières préoccupations du ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière' Tout compte fait. Des élèves malades seront bénéficiaires de moyens nécessaires leur permettant de poursuivre normalement leur cursus. Dans l'une de ses actions, accueillies d'ailleurs avec enthousiasme et satisfaction par les parents d'élèves, le département de Boudiaf est passé à la vitesse supérieure en dotant pas moins de 2000 élèves myopes de lunettes de correction et de vue. La majeure partie des élèves bénéficiaire est constituée d'enfants issus de familles démunies. «Une telle action, qui est certes première, n'est toutefois pas dernière dans son genre, le dépistage des maladies lambda se poursuivra», apprend-on auprès des services en charge de la santé scolaire près de la direction de la santé et de la réforme hospitalière de la wilaya d'Oran.


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