Naama - Revue de Presse

Trafic international de stupéfiants



L’Algérie, plaque tournante de la drogue   Les observateurs auront constaté que l’Algérie s’est transformée, au fil des ans, en plaque tournante du trafic de drogue en provenance du Maroc. Frauduleusement introduits dans notre pays, ces poisons sont ensuite acheminés vers l’Europe et le Moyen-orient. Les frontières des pays d’Europe étant maintenant imperméables et constamment gardées, c’est vers le Grand Sahara que les réseaux internationaux se sont tournés avec comme principal point de transit la région de Nâama, où des barons de l’acabit des frères Araba et de Pascal jouent le même rôle que celui du tristement célèbre Pablo Escobar en Bolivie. Pour lutter contre ce fléau, la Cour de Saïda a programmé, pour le 6 décembre de l’année en cours, la comparution des barons de la drogue, têtes pensantes et chefs de réseaux du trafic international qui comptent à leur actif la commercialisation d’impressionnantes quantités de drogues qu’ils font transiter par les frontières du royaume chérifien avant de les introduire en Europe via la France et l’Espagne. Les pays d’Europe leur étant devenus inaccessibles par mer, les trafiquants ont jeté leur dévolu sur l’Algérie, plus précisément sur la région frontalière de Nâama, d’où le produit prohibé est introduit avant d’être convoyé vers la Tunisie et Libye, via la wilaya d’El-Bayadh ou Tiaret. C’est en mettant sous bonne garde cet itinéraire que les forces combinées de la gendarmerie, de la police, de l’armée nationale, des garde-côtes et de la douane ont déjoué les plans diaboliques des frères Chenafa qui, par six fois, ont vainement essayé de faire passer d’importantes quantités de kif. De la sorte aussi, les résultats des forces de l’ordre et avec eux les saisies sont allés crescendo. A ce sujet, les chiffres sont éloquents. Qu’on en juge! Six quintaux de kif ont été interceptés dans la région de Nâama, au lieudit Kesdir. L’appétit venant en mangeant, les prises deviennent chaque fois plus importantes puisque l’on parle, chiffres à l’appui, de la saisie de 14, 26, 7, 30 puis 16 autres quintaux de kif. Avec de telles prises, qui se passent de commentaire, c’est l’échec cuisant des frères Chenafa, Araba, Pascal et leur tête pensante Ahmed Chelfi, alias Zendjabil.   Nâama, lieu de transit de la drogue Comme on peut s’en rendre compte, pour les besoins de leur triste cause, les barons de la drogue ont transformé Nâama et les villages frontaliers en points de passage de leur poison avant de l’orienter sur l’étranger ou l’écouler en Algérie même. Selon les statistiques les plus récentes, 1.800 kilogrammes de kif ont été saisis en divers endroits. Ceci prouve, à qui en douterait, l’efficacité du système de lutte mis en place et l’acharnement des trafiquants à protéger leurs sources d’approvisionnement au Maroc, pays caracolant en tête des producteurs du produit prohibé. Cependant, grâce à la perspicacité des différents corps, la lutte contre le trafic de stupéfiants enregistre de nouveaux progrès avec d’autres prises aussi importantes puisque s’élevant à 26 et 19 quintaux. Réussies en un temps record, ces prises constituent autant de succès à inscrire à l’actif des services en charge de la lutte contre le fléau. Les relations s’étant tendues entre le Maroc et l’Espagne à propos de l’émigration clandestine et les frontières de la péninsule ibérique étant hermétiquement fermées, c’est sur l’Algérie que les barons ont finalement jeté leur dévolu pour poursuivre leurs basses besognes. Le démantèlement à Gibraltar d’une cellule affiliée à El-Qaïda est aussi pour beaucoup dans le dispositif de surveillance de ses frontières mis en œuvre par l’Espagne. Dans ce même cadre, les propos tenus par le directeur général des douanes algériennes à l’occasion du plan maghrébin de lutte contre le trafic et le commerce de drogues sont édifiants. «Il appartient aux autres Etats, à l’exemple de la Libye et du Maroc, de s’associer à l’effort dans la lutte contre le trafic de stupéfiants comme le dictent les conventions internationales et l’intérêt commun», a déclaré ce haut responsable. Toujours à propos de trafic de drogues, les statistiques onusiennes font apparaître que le Maroc consacre 134.000 hectares à la culture du kif et récolte 4.000 tonnes du produit prohibé. Commercialisé, ce poison rapporte annuellement aux producteurs et trafiquants marocains de 12 à 14 milliards de dollars US. Des sources fiables font remarquer que l’Algérie ne sert que de transit et occupe une place de choix parmi les pays luttant contre le trafic de drogue. Les prisons de Libye et de Tunisie regorgent de trafiquants algériens La péninsule ibérique leur étant désormais inaccessible par la voie maritime, les barons ont opté pour l’Algérie, notamment sa frontière ouest pour faire écouler leur produit. Pour ce faire, Mechraa Nouar et Kesdir, entre autres lieux-dits, se sont transformés en centres de distribution principaux de drogues aux côtés d’autres points de transit. Pour introduire le kif en Algérie, les trafiquants utilisent des camions, tracteurs et bêtes de somme. Confié à leurs relais en Algérie, la marchandise est orientée vers le Nord et l’Est avant de prendre la direction de l’étranger, via la mer ou les voies terrestres. Pour dérouter les chiens renifleurs, les trafiquants ont même trouvé la parade: ils répandent du tabac à chiquer sur les plaquettes de kif. Toujours à propos de trafic de drogues, on apprend que plusieurs centaines d’Algériens, âgés entre 20 et 40 ans, croupissent depuis de longs mois dans les prisons de Libye et de Tunisie pour leur implication dans ces trafics. Parmi ces détenus, dont personne ne connaît avec exactitude le nombre, plusieurs seraient morts en détention alors que d’autres attendent toujours d’être jugés. Certaines sources assurent que le nombre de ces détenus en Libye s’élève à 700, répartis entre les prisons de Tripoli, Jadou, Sarman, Naalout, Benghazi, Gharyan et autres. En Tunisie, leur nombre approcherait les 300. Les barons  de réseaux mondiaux… Dans l’implacable lutte contre le trafic de drogues, l’échec de trois tentatives successives a permis aux services en charge de cet épineux dossier d’identifier les barons. Ainsi, l’échec essuyé lors de la tentative d’introduction de 7 quintaux de kif à Bouguern, celui au cours duquel 26 autres quintaux ont été interceptés au niveau du carrefour de Bougtoub ainsi que la prise de 1.900 kilos le 4 avril dernier au djebel Malha, ont porté le coup de grâce aux patrons de ces réseaux. Ces différents succès ont été couronnés par la prise de 3.000 autres kilos de kif. Lors de leurs interrogatoires, les personnes arrêtées pour leur implication dans ces trafics ont reconnu que les lieux-dits Kesdir, Aïn Benkhellil, Abdelmoula puis Mecheria en direction de Bougtoub et Kheïter, constituent les points de départ de leurs dangereux trafics. Ils ont de même assuré que, souvent, la drogue est orientée sur la Libye, la Tunisie et l’Egypte, via la route d’El-Bayadh-Tousmouline puis le carrefour de Ourgla-Ménia. Cet itinéraire a été mis en exploitation après le sévère dispositif de lutte contre le fléau mis en place au Pakistan et en Afghanistan. Selon diverses sources, la Libye occupe une place stratégique dans le trafic de drogue en direction du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Europe. Le dispositif mis en place en Algérie n’étant pas parfait, les barons de la drogue essayent d’élargir leurs funestes activités à la cocaïne et à la marijuana. Les intenses activités des trafiquants de drogue incitent à faire la relation avec ces trafics et le blanchiment d’argent. Dans le commerce de la drogue, un nouveau produit fait son apparition. Il s’agit de l’Extasy, une drogue que les réseaux internationaux introduisent à partir du royaume chérifien selon l’observatoire international des stupéfiants. Comment contrôler 6000 km de frontières ? D’après les statistiques du centre national de lutte contre les stupéfiants, au cours du dernier trimestre de l’année 2005, les différents services ont saisi 1.042.105 kg de cannabis et 16.782 comprimés de psychotropes. Comparé au trimestre précédent et ses 5.516.970 kg de cannabis, 22.015 kg de semence de cannabis et 297.533 comprimés de psychotropes, le bilan du 2e trimestre enregistre une nette régression soit 1.174,872 kg de cannabis en moins ce qui représente une baisse égale à 81,11% du volume alors que la régression des saisies de psychotropes enregistre un taux de 94,36%. Durant la période considérée, les services en charge de ce dossier ont traité 1.369 affaires dont 383 concernent le trafic et la commercialisation de drogues, 284 la contrebande de cannabis et 97 le commerce de psychotropes en sus de deux cas où il est question d’héroïne. Dans ces tristes bilans, la région Ouest du pays occupe la première marche du podium. De sources concordantes, on assure que le trafic de stupéfiants génère chaque année 500 milliards de dollars US qui vont gonfler les poches des trafiquants alors qu’il n’est consacré à la lutte contre ce fléau que le 10e de cette somme, soit 50 milliards de dollars.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)