
Le bras de fer continue entre les travailleurs de l'agence Cnas de Naâma sise à Aà'n-Séfra et l' UGTA. A la veille, donc, de l'anniversaire de la création de l'UGTA, les agents préparent une offensive pour mettre à nu tous les problèmes auxquels ils sont confrontés ces derniers temps, et ce, en l'absence des représentants des travailleurs.En effet, la quasi-totalité des travailleurs sollicite le renouvellement de l'instance syndicale selon la réglementation en vigueur, alors que l'UT/UW/UGTA, selon eux, a procédé à la désignation de trois représentants, en contournant l'article 77 du règlement intérieur, sans pour autant passer par les urnes, violant ainsi les statuts réglementant les élections des représentants des travailleurs, note-t-on dans une pétition adressée au SG de la Centrale syndicale et au SG de la FNTSS (Fédération des travailleurs de la Sécurité sociale), émargée par 92 agents (dont une copie est parvenue à notre rédaction), par laquelle les travailleurs sollicitent l'intervention rapide de ces responsables syndicaux. Toutefois, ils (les employés) se verront dans l'obligation d'opter pour un autre syndicat ou une fédération autonome. «Pour notre stabilité, il nous faut un interlocuteur, une restructuration des travailleurs, mais les responsables de l'UGTA ne veulent pas l'entendre de cette oreille, donc, nous leur donnons un ultimatum pour se resaisir et s'ils continuent à nous bloquer, nous serons obligés d'intégrer une autre fédération ou syndicat autonome au sein de notre agence et d'y adhérer», nous dit-on. «Nous sommes en force de défense pour une noble mission et l'intérêt commun des travailleurs, des assurés sociaux et des partenaires de la Sécurité sociale, de ce fait, nous dénonçons la zizanie et la psychose que ne cessent de semer les responsables de l'union au sein des travailleurs, et nous demandons par conséquent de poursuivre pénalement les auteurs de ces infractions contraires aux dispositions statutaires et réglementaires de la loi», conclut-on.Les agents Cnas qui se trouvent sans interlocuteur continuent donc à protester, le blocus continue, alors que la direction est seule sur le terrain, ce qui conduira, si les choses demeurent au même stade, au «divorce», nous dit-on.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B Henine
Source : www.lesoirdalgerie.com