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Les victimes des mines antipersonnelles réclament un statut Actualité : les autres articles



Sur les quelques 7000 victimes des mines antipersonnelles enfouies dans le sol algérien seules 3650 ont une pension. Cette pension estimée entre 2400 et 12 000 DA est jugée insuffisante par l'association nationale des victimes des mines antipersonnelles qui réclame, d'ailleurs, l'établissement d'un statut particulier pour ces personnes.
Le président de l'association solidarité des handicapés et victimes des mines de la wilaya d'El Taref, M.Rafai Youcef, lui-même victime de l'explosion d'une mine a appelé aujourd'hui à Alger à une meilleure prise en charge des personnes victimes des mines antipersonnelles, dont un grand nombre n'est pas encore identifiée. M.Rafai qui estime le nombre total des victimes à quelques 7000 personnes appelle les autorités à établir un statut particulier pour ces victimes. «Je demande un statut particulier pour les victimes des mines. Certes, nous sommes handicapés mais nous avons une spécificité», a déclaré M.Rafai Youcef lors d'une rencontre organisé par l'association Machaâl El-Chahid au forum du journal El Moudjahid.
Selon lui, l'Algérie doit reconnaître ces victimes via un statut particulier d'autant plus qu'elle est signataire de traités internationaux portant sur les victimes des mines antipersonnelles.
Sur le total des victimes seules 3650 profitent d'une pension allant de 2400 à 12 000Da, affirme M.Rafai selon qui cette pension doit avoisiner les 30 000 Da. « La commission du ministère minimise l'handicap des victimes c'est pourquoi certains ont une maigre pension, d'autres n'ont en pas du tout », a déclaré l'intervenant en rappelant que pour ouvrir droit à une pension il faut être handicapé à au moins 20%.
M.Rafai a aussi relevé une certaine rupture avec le ministère des Moudjahiddines qui ne semble pas bien communiquer avec eux. « L'entrave que nous rencontrons est la bureaucratie administrative. On ne nous donne pas d'informations. On est mieux en contact avec le ministère de la Défense Nationale que celui des Moudjahiddines », a-t-il affirmé.
Plus de 2 millions de mines à éliminer avant 2017
Sur les 11 000 000 mines antipersonnelles enfouies par l'armée coloniale en Algérie entre 1958 et 1962 plus de 2 millions ne sont pas encore détruites, a déclaré aujourd'hui le colonel Hamel Hocine du ministère de la Défense Nationale. 7819120 mines ont été détruites entre 1963 et 1983 et 772 157 sont détruites depuis 2004, a-t-il précisé.
Béchar est déclaré région neutralisée des mines alors que les wilayas de Tébessa, Souk Ahras, El taref, Guelma, Tlemcen et Naama sévissent toujours sous le danger.
Le nombre restant de mines doit être détruit avant 2017, délai accordé à l'Algérie par la Compagnie internationale d'interdiction des mines antipersonnelles. Il est à noter que l'Algérie avait jusqu'à 2012 pour finaliser la destruction des mines mais a du demander une prolongation vu que le travail ne s'est pas déroulé comme prévu, a déclaré M.Rafai.
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