Ceux parmi les visiteurs, nombreux à
l'ouverture de la semaine culturelle, qui ne connaissent pas assez ce que
recèle la wilaya de Nâama seront tentés ou pressés d'aller découvrir de visu ce
qu'ils ont pu voir comme patrimoine culturel et artistique qui remonte à l'âge
de la pierre taillée de la préhistoire. Le général Cavaignac a connu cette
vérité le 24 avril 1847, alors qu'il était en expédition, accompagné du
chercheur Philipe Jacou. Il s'agit des 500 merveilleuses stations de gravures
rupestres. Celle de Nâama a été découverte une année avant celles du Tassili,
explique le chargé de la semaine culturelle, dont les cérémonies d'ouverture
ont eu lieu ce dimanche.
L'une des gravures est celle imprimée dans le billet de 1.000
dinars qu'il a exhibé par nous montrer. Véritablement, «la notion de l'homme de
l'âge de la pierre taillée est faussement interprétée et véhiculée avec
maladresse d'une génération à l'autre et d'une ère civilisationnelle à l'autre.
Grâce à ces gravures, l'homme primitif a su comment nous présenter le mode de vie
qu'il menait et avec qui il communiquait à cette époque. Du moins, les
écologistes, les environnementaux, les artistes, les historiens parmi les
chercheurs universitaires trouvent en ces stations un domaine fascinant à
explorer et à prospecter de nouveau uniquement en visitant les stands
d'expositions de Nâama. Les ksour, d'une beauté extraordinaire, constituent
avec les gravures rupestres un complément à vouloir connaître coûte que coûte
dans son ensemble, notamment le ksar de Cheikh Bouamama, le rebelle qui a donné
du fil à retordre à l'armée française durant 23 ans de résistance et sans
répit. A côté de ce ksar, on distingue Mograre Fougani, Mograre Tahtani, ksar
Tiout, ksar Safissifa et ksar Asla, connu par la célèbre rituelle de la ouaâda
qui se tient chaque année durant une semaine. Les troupes folkloriques de Nâama
ressemblent à celles de Sidi-Bel-Abbès, Saïda et Tlemcen. Cette ressemblance
trouve son explication du fait que plusieurs régions qui étaient rattachées à
ces wilayas ne le sont plus et font partie de la wilaya de Nâama.
Le
chargé de l'information de la délégation hôte nous a appris qu'une opération de
rénovation des ksour a été entamée. L'impact économique de la chose culturelle
et artistique est à prendre en considération.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com