Msila - A la une

Une ville, une histoire Les retrouvailles



Emotion - Au bout de deux heures de dialogue, elles se pressèrent l'une contre l'autre, les larmes aux yeux.
Cette histoire s'est déroulée il y a près de trente ans dans un mariage et les unions nuptiales sont célébrées dans la région de M'sila et dans les Hauts-Plateaux avec éclat.
Les invités arrivent de partout, des contrées très éloignées et parfois de l'étranger surtout quand les familles sont connues pour leurs fortunes et leurs alliances. C'est l'occasion rêvée pour les jeunes filles de faire la fête entre elles et qui sait d'intéresser peut-être une potentielle belle-mère.
C'est aussi l'occasion de faire rencontrer et surtout rabibocher des membres de la même tribu qu'un différend a opposés.
La «djemaa», c'est-à-dire les sages du terroir qui connaissent parfaitement l'objet de leur désaccord, s'arrangent toujours dans ce cas précis pour mettre un terme à leur contentieux. Une bonne fois pour toutes. Et devant les anciens tout le monde baisse la tête.
Par respect, par tradition.
Il est d'usage, dans ce genre de fêtes où les riches comme les pauvres se côtoient et s'assoient à la même table, que les femmes les plus âgées se retirent dans une cour pour papoter ensemble et égrener des souvenirs d'antan sans être dérangées...
C'est alors que deux mémés aux cheveux blancs décident de squatter un débarras pour continuer tranquillement une discussion passionnante.
Au bout de deux heures de dialogue, elles se pressèrent l'une contre l'autre, les larmes aux yeux.
Elles venaient en effet de découvrir par le plus grand des hasards que non seulement elles faisaient partie d'une vieille famille aujourd'hui éclatée, qu'elles avaient les mêmes aïeux et qu'elles étaient aussi cousines germaines.
Bien sûr, elles ne se lâcheront pas et dormiront d'un 'il.
Le lendemain chacune appelle ses enfants pour les informer que le cercle familial avait grandi et qu'il fallait se préparer à fêter l'événement comme il se devait.
Selon nos informations, deux branches de la même tribu s'étaient scindées en deux depuis plus de 60 ans et séparées, perdues de vue.
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