Le Professeur Ahmed Boucenna, de la Faculté des sciences de l'université Ferhat Abbas de Sétif, revient dans cet entretien sur les dessous du marché vert et les visées économiques de ses promoteurs.
-La taxe carbone, les projets MDP (Mécanismes de développement propre), le marché vert... sont des concepts dont les pays riches encouragent le développement en Afrique et dans la zone MENA. Qui est le détenteur réel des dividendes de telles démarches conçues exclusivement par les grandes puissances économiques '
L'IPCC (groupe intergouvernemental pour les changements climatiques), qui est un organisme relevant de l'ONU, demande 400 milliards de dollars pour probablement débarrasser la terre des gaz à effet de serre et diminuer ainsi de l'ampleur du phénomène du réchauffement climatique. Ce n'est pas sûr, comme le prétend ce groupe puisque la cause supposée responsable des changements climatiques est fondamentalement en contradiction avec un principe fondamental de la physique, comme nous allons l'expliquer plus tard dans cette interview. Ensuite, cette histoire de marché vert, développement durable'nous la percevons souvent comme un moyen utilisé par les plus puissants pour freiner tout effort de développement des pays sous-développés, en voie de développement ou émergents.
En fait, cet argent servira à enrichir les plus riches en finançant leurs projets dont ils détiennent l'exclusivité et condamnera à jamais les plus pauvres en dressant devant leurs projets de développement des barrières infranchissables. Il leur est demandé de bâtir une industrie de pointe, alors qu'ils ne maîtrisent même pas l'industrie la plus archaïque actuellement. Il est demandé aux pays sous-développés de vendre leur illusion de quota de CO2 au plus riches, autrement plus pollueurs pour perdre toute illusion de développement, puisqu'ils n'auront plus le droit de construire des usines. Ils ont vendu leur droit. Comme si vous demandez à un pauvre, qui vit par l'aumône, de vous vendre ses reins pour se nourrir et par la même occasion de se condamner définitivement au lieu de mendier.
Les pays producteurs de pétrole doivent payer, puisque le pétrole pollue. Alors que ce sont les pays les plus riches qui utilisent le pétrole à des quantités astronomiques et qui continuent ainsi de polluer à grande échelle les grands biotopes de la planète. Mais à qui faut-il payer ' En fait, la cagnotte va financer les plus riches pour transformer leurs plantations de blé en plantations de produits agricoles destinés à la production de biocarburant, énergie verte. Seulement, il y aura moins de blé sur les marchés et sera autrement plus cher. Les plus riches ont ainsi tout gagné, les pauvres ont la famine. Les plus riches veulent le beurre et l'argent du beurre. Les exemples se multiplient. Il est peut-être plus judicieux de dépenser ces 400 milliards de dollars pour développer durablement l'Afrique au lieu d'escroquer l'humanité.
-Donc, la protection de l'environnement n'est finalement qu'un prétexte pour mieux asservir les plus faibles '
Nos responsables doivent savoir que ce n'est pas que de l'innocent qui se cache derrière ce concept d'économie verte. Malheureusement, les grandes idées sont toujours produites en général par les populations des pays les plus puissants. Les tenants et les aboutissants de ces idées ne sont pas toujours très clairs. Ces idées trouvent dans les pays les plus faibles des caisses de résonance, des adeptes et des militants. Les plus puissants, qui savent ce qu'ils veulent par leurs subventions, leurs médias amplifient le rôle et l'action de ses derniers pour en faire de puissants lobbies dans leur propre pays, écoutés par leurs gouvernements. Ils deviennent importants. Ils appliquent alors des politiques en contradiction avec l'intérêt de leur propre pays. Ce qui est sûr, c'est que les sources d'énergie conventionnelles - charbon, pétrole, gaz et uranium-235 - disponibles actuellement et celles à découvrir ne pourront satisfaire aux besoins de l'humanité que pour une durée de deux siècles. Après, il faudra trouver d'autres ressources.
D'ici là, l'homme ne peut qu'utiliser ces ressources disponibles. Avec ou sans les accords de Kyoto, toutes les ressources de pétrole, de charbon et de gaz seront épuisées. Maintenant, une taxe carbone ne servira certainement pas à réduire l'émanation de gaz carbonique. Elle sert certainement d'autres fins. Kyoto ne sert que ledit droit à l'ingérence des plus puissants dans la vie des plus pauvres. Un pays pauvre pour construire une usine devra demander l'autorisation des grands, parce qu'il doit respecter ses engagements et sa signature. Il doit payer une taxe aux grands, qui eux ont un droit acquis à tout faire. Un pays producteur de pétrole n'aura pas le droit de transformer son brut chez lui puisqu'il va polluer, parce qu'il n'a pas cette technologie de pointe aux processus moins polluants.
Conséquence : il n'aura pas respecté ses engagements et ainsi de suite. Dans le cadre de ces conventions, un pays sous-développé n'aura pas le droit de penser à l'électronucléaire, même s'il dispose d'importantes ressources nucléaires, comme c'est le cas de notre pays. Cela, parce que ce sont toujours les plus puissants qui évaluent les bonnes et les mauvaises intentions ! Les solutions clés en main appartiennent déjà à une ère bien révolue. Toutes solutions conçues outre-mer doivent être adaptées à notre réalité socioculturelle, climatique et économique pour espérer l'essayer dans une conjoncture donnée. Le nord et le sud ne se partagent pas ainsi équitablement les responsabilités en matière de pollution des écosystèmes terrestres.
-Quelle est la part de vérité dans toute la psychose orchestrée autour des changements climatiques, les effets de serre, la pollution, etc '
Les changements climatiques sont une réalité. Les scientifiques sont d'accord sur le phénomène, mais pas sur les causes de ces changements. L'IPCC de l'ONU soutient la théorie qui stipule que c'est un effet de serre dû à l'émanation de gaz, dits à effet de serre, comme le gaz carbonique CO2, produits par l'industrie, qui serait responsable du réchauffement climatique. Le réchauffement serait donc dû à l'activité de l'homme. Nous contestons ce point de vue. Nous pensons que cette théorie est en contradiction avec le second principe de la thermodynamique qui régit le transfert d'énergie entre différents milieux physiques. Nous pensons que les changements climatiques que nous constatons actuellement sont en fait dus à un phénomène naturel que nous avons appelé Oscillation climatique des grandes saisons (OCGS). Le climat qui régnait vers l'an 1200 en Algérie ressemble beaucoup à notre climat actuel.
Les Hammadides, dont la capitale fut El Kalaâ, près de M'sila, furent obligés de la transférer à Béjaïa. La raison, à mon avis, est la sécheresse qui régnait à l'époque, semblable à ce que nous vivons actuellement. Peut-on satisfaire les besoins en eau d'une capitale à M'sila sans les techniques très avancées de barrages et de forages que nous maîtrisons actuellement. Quant à la pollution, elle est là. Mais, ce qu'il faut savoir, c'est que ses conséquences sont autres que le réchauffement climatique. Il ne faut pas faire d'amalgame. On se trompe malheureusement dans les causes et dans les effets. C'est très grave. Pour lancer de méga-projets, taxés du label du bio, du marché vert' il faut savoir faire la part des choses en écoutant profondément la science. On voudrait dépenser des efforts et de l'argent là où il ne le faut pas.
Hello over one , I'm Manel student ,i went ferst of all thank you for the articule of my professor Ahmed Boucenna, and i wish all the best to my dear professor and i went think him for the moment in the Lassen of history of science ,he is the best in physique , he is also the best in history , and finally i wish his children are like him and they shod be happy .
good bay your student manel
manel - etudeinte dans l'univesité farhat abbas de sétife - sétife, Algérie
26/08/2013 - 116237
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Abdelli
Source : www.elwatan.com