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Stade 2, la terreur



Stade 2, la terreur
D'abord l'avocat du ministère Grine, Bitam, qui annonce que «dès la notification de la grosse décision d'annulation de la transaction, le journal El Khabar ne pourra paraître avant sa régularisation». Ensuite, Benhadid, pas le général mais l'autre, l'avocat du ministère, qui annonce que «l'Etat peut d'ores et déjà fermer El Khabar».Enfin, c'est au Syndicat de la magistrature d'aller plus loin et menacer ceux qui contestent la lourdeur des sanctions, se réservant «le droit de recourir à tous les moyens légaux comme celui de se constituer partie civile pour répliquer et défendre l'ensemble des membres de l'institution judiciaire». Tous ceux qui voient dans les dernières décisions de justice des abus de l'Exécutif pourront donc être emprisonnés. Qui contrôle la justice contrôle le pays. Doit-on se réjouir de la libération des détenus de l'affaire KBC sans rien dire 'Non, car la série des arrestations est impressionnante, journalistes, avocats, blogueurs, militaires et citoyens, incluant des jeunes de M'sila pour une vague implication dans une secte. Plusieurs corporations ayant été touchées, chacun se sent aujourd'hui visé, humoriste, cadre de ministère ou même député, qui ne peut même plus faire valoir son immunité parlementaire, y compris s'il est du FLN, le parti qui a vendu un «état civil» à travers une Constitution, censée garantir les libertés et la fin de la police politique.Une rafle géante jamais vue depuis les années Boumediène, et d'ailleurs, coïncidence, le frère de Boumediène est sorti du néant pour s'en prendre à Rebrab, qu'il accuse d'être passé de simple comptable à industriel, sans se demander comment un simple pompiste est devenu milliardaire et propriétaire d'appartements à Paris, tout en représentant le glorieux FLN de Ben M'hidi. On peut tirer sur des ambulances, à condition qu'on sache construire des hôpitaux pour y acheminer les malades. Dans tous les cas, il y a vraiment de quoi avoir peur. La terreur est en marche. Vivement 2020.
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