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Rentrée scolaire à M'sila



Rentrée scolaire à M'sila
Les 275 066 élèves, tous paliers confondus, qui ont pris le chemin de l'école ce 6 septembre, representant 3,43% de l'effectif national, ne peuvent occulter les dysfonctionnements qui caractérisent le secteur de l'éducation dans la wilaya de M'sila, où certaines communes baignent dans l'opulence en matière d'infrastructures, alors que d'autres ne disposent pas d'établissements, à même d'éviter les sureffectifs, et les logements de fonction qui font office de classes.Ce décalage en matière de disponibilté des infrastructures scolaires est né d'une anachronique programmation dans la mise en place des structures d'accueil, par le fait que la decision d'investir cible telle commune et pas une autre. Décision qui ne se fonde pas sur des critères objectifs mais sur des considérations qui faussent toute planification en la matière.C'est le cas de la commune de Khatouti Ced El Djir (KCD) «qui se débat, nous a confié son président d'APC, dans un déficit sans précédent en matière d'infrastructures scolaires, où les logements de fonction font office de classes, et le sureffectif sévit avec 45 élèves par classe».Et d'ajouter : «Notre commune est confrontée à une situation extrêmement contraignante, par le fait qu'on est dans l'obligation de transporter 810 élèves par jour pour les trois paliers, au moyen de 17 bus, dont 12 sont loués pour 8 à 10 millions de dinars et 5 autres appartenant à la commune.»Par rapport à la commune de Khoubana, où a eu lieu hier la cérémonie officielle de rentrée scolaire en présence du wali de M'sila, qui a inauguré un nouveau lycée 800 places/200 repas, le nombre d'élèves qui ont rejoint cet établissement neuf est de 250, alors qu'au niveau de KCD, pas moins de 280 lycéens font quotidiennement la navette entre Chellal et KCD, sur une distance de35 km, pour pallier à l'absence de lycée dans leur commune.D'autre exemples sont à signaler où le subjectivisme est l'élément déterminant dans le choix d'ouverture d'un établissement scolaire. Le cas du lycée de M'cif est édifiant : il a toujours fonctionné, depuis des années, à moitié vide.Les citoyens déplorent les injonctions récurrentes du président de l'Organisation nationale des moudjahine (ONM) dans le choix des installations éducatives dans sa ville natale, M'cif, au détriment des autres communes. D'ailleurs le président de l'organisation des moudjahidine a été pris à partie par un fils de chahid de la commune de Khoubana, qui lui a repproché de favoriser les noms de moudjahine dans la baptisation des établissements au détriment des chouhada.


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