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Lors de la dernière opération de dégourbisation d'Alger entreprise par la wilaya, il y a eu, comme aux précédentes, des mécontents, des contestataires et autres laissés-pour-compte.Autrement dit, ceux qui estiment être dans leur droit de bénéficier d'un logis, mais qui, finalement, ont dû déchanter, en dépit des promesses qui leur ont été faites par les élus locaux pour s'adjuger le sésame. C'est le cas de la cinquantaine de familles de Bologhine dont bon nombre sont exposés aux dangers dès lors que leur habitat menace ruine, à l'image de ceux qui élisent domicile à la rue Ismaïl Bouderba, dont l'espace qu'ils occupent est classé rouge 5 par le CTC.«Nous étions sur la liste des bénéficiaires, mais nous devons encore prendre notre mal en patience», tempêtent les locataires que nous avons rencontrés près du siège de l'Apc, où d'autres familles ayant investi depuis plus de dix années la caserne Jais attendent leur tour d'être relogés.Du côté de la vox populi de la commune, l'on signale que nombre de ces familles msilies, ayant occupé ladite caserne qui renferme quelque 800 foyers, avaient bénéficié par le passé d'un logement neuf, mais apparemment c'est le tonneau des Danaïdes. Plus l'Etat providence en offre, plus le besoin se fait ressentir en termes de résorption d'habitat précaire ou de bâtiments menaçant ruine.L'on apprend auprès de certains élus de Bologhine qu'un autre quota de logements sera prochainement affecté à des maisonnées ayant pignon sur site de la caserne Jais, alors que d'autres familles nécessiteuses de la commune littorale crient leur colère pour avoir été déboutées bien qu'elles aient été inscrites sur les listes des heureux bénéficiaires.Soulignons que la caserne Jais a été occupée, il y a plus d'une vingtaine d'années, par des agents de NetCom venus de la tribu des Affafsa (w. de M'sila), car la wilaya avait besoin d'effectifs pour assurer le service public de son territoire. Au fil des ans, la caserne Jais a vu le nombre de ses occupants croître et est devenue un «site-tremplin» aux allures de Kandahar.L'on s'interroge dès lors pourquoi l'on ne cadenasse pas un site après l'avoir évacué de ses occupants. Pourquoi les pouvoirs publics refusent de sévir pour faire prévaloir l'Etat de droit et sanctionner les tricheurs invétérés qui reviennent sur les lieux miséreux pour bénéficier d'autres logements ' Ce n'est pas aussi faux aussi pour les caves et les terrasses que la wilaya vient de libérer.
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