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Quand les jeunes fuient la terre



Quand les jeunes fuient la terre
Constat - Un très grand nombre de jeunes à Boumerdès fuient le travail de la terre. Ainsi les agriculteurs de la région ne trouvent-ils pas d'ouvriers pour la récolte, notamment celle du raisin.
«Nous avons constaté un manque flagrant de main-d''uvre dans le secteur de l'agriculture. Les jeunes de la wilaya refusent de travailler dans l'agriculture. Ainsi, nous enregistrons un grand manque d'ouvriers, notamment lors de la récolte de certains produits, comme le raisin», regrette le directeur des services agricoles de la wilaya de Boumerdès.
Une bonne partie de la main-d''uvre qui travaille dans cette wilaya, vient de celles limitrophes, notamment Médéa, Bouira et même M'sila.
Dans les hautes saisons de la viticulture, l'arboriculture et le maraîchage, les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur rencontrent des difficultés à trouver la main-d''uvre nécessaire pour récolter leurs productions.
Cette désertion des ouvriers qui touche un secteur aussi important, explique en partie la mauvaise prestation de certaines wilayas du pays et également l'inexploitation de grandes surfaces agricoles. «En dépit du salaire des travailleurs journaliers, assez attractif, pouvant atteindre dans certains cas 1 000 DA/j, les agriculteurs ont beaucoup de mal à trouver de la main-d''uvre, notamment parmi les jeunes.
Des ouvriers de la terre arrivés de plusieurs wilayas du pays, il y a des années de cela, se sont installés à Boumerdès avec leurs familles et travaillent dans l'agriculture.
Dans cette wilaya, la mécanisation du travail de la terre est beaucoup plus importante dans les grandes fermes et exploitations agricoles, pour des raisons financières sans doute. Ces engins indispensables pour arriver un un rendement appréciable dans ce secteur coûtent, en effet, assez cher. Trop cher pour les petits agriculteurs, qui ne peuvent même pas s'offrir ne serait-ce qu'un tracteur par exemple, un outil de travail plus qu'indispensable.
Certes, l'Etat aide les agriculteurs intéressés par l'acquisition de moyens modernes, mais cela demeure inaccessible financièrement pour les petits agriculteurs qui travaillent, il faut le dire, avec les moyens les plus élémentaires. Il existe plusieurs mécanismes pour la mécanisation du secteur, à l'instar du crédit Rfig, le Fndia. Il est à souligner que dans certaines filières, les agriculteurs rencontrent plusieurs problèmes. Par exemple, certains agriculteurs ne trouvent toujours pas de moissonneuses-batteuses pour leur fourrage. Ce problème ne se pose pas uniquement dans cette wilaya, mais concerne beaucoup d'autres à travers le pays.
Pour les phytosanitaires, même si différents produits sont disponibles et en quantités suffisantes, un léger déficit a été constaté lors de la signalisation de maladies dans quelques exploitations.
60% de l'activité d'élevage est hors sol ; en d'autres termes, les éleveurs achètent tout ce que leurs animaux mangent. Et il y a environ 1 000 éleveurs qui adhèrent au programme.
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