Un colloque national sur l'histoire et les grandes figures du Hodna, destiné à tirer de l'oubli les personnalités illustres qui ont marqué l'histoire de cette région du pays, s'est ouvert mardi passé à M'sila. L'objectif de la rencontre qui réunit, à la bibliothèque centrale, des conférenciers venus de plusieurs universités du pays, est aussi de «jeter es passerelles entre l'université et le secteur de la culture», a indiqué le directeur de la culture, Farouk Houibi à l'APS. Ainsi cette rencontre de deux jours traite de l'histoire des personnalités ayant marqué les résistances populaires contre l'occupation française ainsi que du rôle actif joué par la population du Hodna au cours des différents soulèvements populaires, dont ceux conduits par les Ouled Sidi Cheikh et El Mokrani, et durant la glorieuse révolution. Le
colloque, initié par la direction de la culture, mettra également en lumière la vie et l''uvre de nombre de grandes figures de l'histoire de la région, dont cheikh Tahri, Nouiouat El Ahmadi, cheikh Boudilmi, Aïssa El-Maâtouki et Mohamed Derradji. Dans le même esprit un vibrant hommage à été rendu, mardi passé, à Batna, à l'historien Belkacem Saâdallah, à l'ouverture du séminaire intitulé «La lutte de libération nationale dans les médias». L'auteur de «L'histoire culturelle de l'Algérie», qui n'a pu effectuer le déplacement à Annaba pour raisons de santé, figure parmi les écrivains qui ont marqué de leur empreinte la vie intellectuelle et culturelle du pays. Lors du débat, les intervenants ont mis l'accent sur la dimension «exceptionnelle de la lutte de libération nationale et ses répercussions positives sur l'accélération du processus de décolonisation des pays sous domination».Par ailleurs, à Sétif, les participants aux travaux du
colloque national intitulé «Résistance algérienne à travers les époques», qui s'est également ouvert mardi passé, ont souligné que «la colonisation française imposée à l'Algérie durant 132 ans est la plus atroce des formes de colonialisme». Ainsi, «la politique coloniale française tentait d'effacer l'identité algérienne», a déclaré l'universitaire El Hadi Al Hasni, dans son intervention, soulignant la volonté du colonialisme de «coloniser les esprits» dans ses tentatives de domination des peuples. Ainsi «l'élément-clé de la politique coloniale française consistait à répandre l'illettrisme sous prétexte que le peuple algérien n'était pas apte à se moderniser». El Hadi Al Hasni, a précisé que des oulémas algériens «ont tenté de résister à cette politique coloniale en continuant d'éclairer le peuple». Dès lors certains de ces oulémas ont été contraints de quitter le pays parce qu'ils ont opposé une résistance farouche au colonialisme, à l'instar de Cheikh Salah Cherif qui a créé, en collaboration avec d'autres oulémas algériens et tunisiens, «une association visant à libérer les deux pays du joug colonial», rapporte l'APS. Pour sa part, le Pr.Kamel Khelil de l'université de M'sila est revenu sur l'évolution de la résistance algérienne de 1830 à 1930, détaillant les circonstances et la conjoncture dans lesquelles la ville d'Alger est tombée aux mains des français en 1830, ainsi que sur l'émergence de personnages-clés de cette période à l'image de Hamdane Benothmane Khodja et Ahmed Boukharba, des figures qui ont entretenu la résistance algérienne. Les organisateurs ont précisée que ce colloque vise à créer une réflexion autour de la mise en place d'une «méthodologie» de l'écriture de l'histoire de la résistance algérienne et à annoter les
évènements dans des cartes historiques dans l'objectif d'effectuer «un véritable inventaire des lieux et des personnages qui ont marqué l'histoire de la résistance algérienne, comme contribution à la célébration de festivités du cinquantenaire de l'indépendance nationale»
S. A./APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sihem Ammour
Source : www.latribune-online.com